RDC : LCM recadre le FCC

«Le FCC s’est trompé de cible en accusant le Chef de l’Etat de vouloir instaurer la dictature au pays oubliant que, mise à part l’institution Président de la République, toutes les institutions nationales, provinciales et locales sont animées par ses sociétaires…», a fustigé John Mbaya, coordonnateur national du LCM  

Les pro-Tshisekedi ne ratent pas une seule occasion pour affronter leurs alliés du Front commun pour le Congo -FCC. Dans une déclaration faite à Kinshasa, le week-end, le regroupement politique Le changement en marche -LCM- digère très mal les actions menées par le Front commun pour le Congo -FCC- notamment la marche organisée le 23 juillet dernier pour soutenir les institutions de la République et au cours de laquelle les cadres de la plateforme de Joseph Kabila ont accusé le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de vouloir instaurer la dictature au pays. «Le LCM condamne les dernières déclarations tenues par les cadres du Front commun pour le Congo lors de cette marche qui s’est révélée une attaque dirigée contre le Président de la République, première institution du pays et partenaire du FCC dans les institutions qu’il prétend diriger», a fait savoir Me John Mbaya Ntita, coordonnateur national du LCM. Puis: «le LCM constate que le FCC s’est trompé de cible, étant entendu que, mise à part l’institution Président de la République, toutes les institutions nationales, provinciales et locales sont animées par les membres du FCC qui sont les seuls responsables de la situation décriées par eux-mêmes». Puis encore: «le LCM rappelle que l’institution «gouvernement central» est dirigée par le FCC qui détient 65% des postes ministériels parmi lesquels les postes clés tels que la Défense, les Finances, l’Education, les Mines, les Travaux publics. A ceux-ci s’ajoute la Banque centrale du Congo qui définit la politique monétaire du pays et qui est responsable de la dépréciation monétaire actuelle». Au vu de ce qui précède, le LCM ne dédouane pas le FCC qu’il tient pour responsable des crises vécues au sein du Parlement, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat et constate en outre que la cohésion a fait défaut à la coalition FCC-CACH. Restant attaché à l’instauration de l’Etat de droit et la distribution de la justice équitable en RD-Congo, le LCM renouvelle une fois de plus son attachement indéfectible au Président de la République et son soutien sans faille à son action salvatrice pour assurer le développement de la RD-Congo.

Octave MUKENDI