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Dossier Kongo central: Kankonde prend l’angle légaliste

L’affaire fait chronique et chacun y va se son petit commentaire. Si tout le monde semble avoir oublier Mimie Muyita, la femme par laquelle le trouble est arrivé à la tête de la province du Kongo central, certains esprits tordus passent l’essentiel de leur temps aujourd’hui à vilipender Gilbert Kankonde, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur qui n’a fait qu’appliquer la loi dans toute sa rigueur. Après le rappel à Kinshasa du Gouverneur Atou Matubuana et de son vice Justin Luemba, après que l’Assemblée provinciale du Kongo centrale ait rejeté les poursuites contre le Gouverneur…que pouvait encore faire le VPM en charge de l’Intérieur, sécurité at Affaires coutumières ?

Tout commence début septembre 2019, avec le rappel à Kinshasa du Gouverneur ainsi que vice-gouverneur du Kongo central par le vice-ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, Basile Olongo, faisant fonction du Ministre de l’Intérieur. Le rappel fait suite à une affaire de mœurs largement partagée sur les réseaux sociaux. Le Front commun pour le Congo -FCC-, groupe majoritaire à l’assemblée provinciale et dont est issu le Gouverneur et son vice, déclare après une réunion avoir retiré sa confiance au Gouverneur et son vice à cause du déshonneur. Dans la foulée, le bureau du PGR près la Cour de Cassation annonce se saisir de l’affaire et adresse à l’Assemblée provinciale du Kongo centrale une demande d’autorisation d’engager les poursuites judiciaires contre le Gouverneur et son vice.

Pendant ce temps, le Gouvernent Ilunkamba esr investi. A la remise et reprise, renseigne un témoin, Gilbert Kankonde, VPM entrant à l’intérieur, reçoit de son prédécesseur une enveloppe contenant une convocation du PGR adressée au Gouverneur du Congo central qu’il n’aurait pas eu le temps matériel d’expédier. Au nom du principe de la continuité des affaires de l’Etat, Kankonde se charge d’exécuter cette tâche. Au même moment, le PRG avait adressé une réquisition à l’Assemblée provinciale visant à obtenir la mise en accusation du Gouverneur Matubuana, sans même en réserver copie au Vice-premier ministre de l’Intérieur. «Le VPM en a été informé par personne interposée», confie un proche. N’empêche! Afin d’assurer l’équité dans cette affaire, Gilbert Kankonde autorise Matubuana et son vice à regagner la province afin d’assister à la procédure ouverte à l’Assemblée provinciale. Pourtant dominée par le FCC qui avait officiellement retiré sa confiance au Gouverneur et à son vice, l’Assemblée provinciale du Kongo centrale a, contre toute attente, rejetée à sa majorité la demande de mise en accusation du PGR. Un député provincial explique: «nous avons trouvé injuste cette façon de faire. C’était clair que le FCC avait profité de la situation voulait en finir avec le Gouverneur Atou. Comment comprendre qu’il soit le seul à être visé par un mandat alors que son vice, auteur de la sextape, n’était nullement inquiété? En plus, dans un passé très récent, beaucoup d’autres autorités ont été impliquées dans les scandales semblables. Aucune d’entre elle n’avait été déféré devant un juge. Pourquoi le cas du Kongo central seulement devait autant préoccupé le PGR? Face à cette manipulation manifeste et l’acharnement contre notre province, nous avons décidé de dire NON au PGR et sa suite».

Devant cet échec, le VPM en charge de l’intérieur ne pouvait que faire un constat: appliquer la loi. Chose qu’il a faite dans son un message phonique du 29 novembre 2019 dans lequel il autorisait le Gouverneur et son vice à reprendre leur travail mettant ainsi fin à une situation d’intérim qui a duré plus de 3 mois. Sans se cacher, le FCC vit mal cette situation et l’a officiellement fait savoir. Il aurait donc voulu que le VPM Kankonde entretienne l’illégalité. Le fait de s’être conformé à la loi lui a valu une lettre de demande d’explication du Premier qui s’est retrouvée d’abord dans la presse avant même de parvenir au destinataire. Dans la précitée, le PM Ilunkamba se plaint que le VPM n’a pas écouté la voix du FCC qui avait émis des observations sur le cas du Kongo central. Un véritable scandale dans un état de droit ou la conduite des affaires de l’Etat n’est pas à confondre avec les intérêts des partis politiques.

YA KAKESA

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