Célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse: Tshisekedi honore les journalistes

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C’est une première dans les annales de la presse RD-congolaise. Jamais un Chef d’Etat n’a communié avec les journalistes le jour leur dédié par la Communauté internationale. Déterminé à faire de la presse de son pays véritablement un 4ème pouvoir, dont le rôle est d’informer, éduquer et distraire dans la neutralité, l’objectivité et la responsabilité, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé célébrer vendredi 3 mai, à l’Hôtel Béatrice de Kinshasa, la Journée internationale de la presse devant une centaine de journalistes des médias locaux et internationaux. Une façon, pour lui, de marquer une nouvelle ère dans la relation presse-pouvoir souvent conflictuelle, car il y a de fois où la presse est mal perçue quand elle dénonce les abus du pouvoir et les scandales de sociétés. 

Enthousiasmé par la présence du Chef de l’Etat parmi les journalistes, le président de l’Union nationale de la presse du Congo -UNPC-, Boubacar Kasonga Tshilunde, a rappelé l’engagement du Président Félix Tshisekedi repris dans son discours d’investiture, celui de «promouvoir la presse et faire d’elle réellement le 4ème pouvoir». Espérant que l’alternance politique pacifique intervenue avec l’avènement Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir augure une nouvelle ère pour la liberté de presse en RD-Congo, le n°1 de l’UNPC n’a pas manqué de dresser un tableau sombre de la presse RD-congolaise.

Défis à relever

«Les médias RD-congolais, butés à plusieurs défis, sont à l’agonie», a alerté Kasonga Tshilunde, précisant que «ces entreprises de presse sont en faillite, d’autres en déliquescence totale pendant que plusieurs rédactions sont frappées par des mouvements de grève». Force est de constater que 22 ans après la loi 002 du 22 juin 1996 portant modalités de l’exercice de la liberté de presse en RD-Congo qui consacre aussi les aides à la presse, cette dernière n’est appliquée que lorsqu’il s’agit de frapper la presse, donc de sanctionner les professionnels et/ou les médias. C’est pourquoi, profitant de la présence du Président de la République, et rappelant la lutte sur la dépénalisation du délit de presse, l’UNPC a proposé que celui-ci soit changé en faute déontologique. Une façon de dire que le journaliste ne puisse pas être poursuivi par les Cours et Tribunaux de droits commun en cas de faute commise par le journaliste dans l’exercice de son métier mais que ce dernier soit seulement jugé par le Tribunal de ses pairs en tenant compte de la déontologie et d’éthique professionnelle. Pour sa part, Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de l’ONG Journaliste en danger -JED-, a présenté un tableau catastrophique de la presse en RD-Congo, évoquant le dernier rapport de Reporters sans frontière -RSF- qui classe la RD-Congo 154ème sur 180 pays. JED a souligné que le mandat du Président Tshisekedi donne une lueur d’espoir aux professionnels des médias. L’on sait que l’investiture du Président Tshisekedi avait coïncidé avec le rétablissement d’Internet après 21 jours d’interruption et plusieurs médias dits d’Opposition ont rouvert. Dès lors, il y a environ 4 mois, une accalmie s’observe. Les médias font leur travail. Dans ce climat de confiance retrouvée, le Président de la République s’exprimant devant les professionnels des médias, a réitéré son engagement à soutenir la presse RD-congolaise et d’en faire véritablement le 4ème pouvoir. Dans son entendement, exercer le 4ème pouvoir signifie la maîtrise des droits et devoirs professionnels mais aussi et surtout l’observance de l’éthique et déontologie professionnelles. A cette fin, en recevant le rapport du forum organisé en marge de cette journée, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a promis d’y apporter des réponses idoines. Ce qui pousse les professionnels à espérer en un lendemain meilleur.

Octave MUKENDI

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