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Assassinat de deux jumeaux luba au kongo central : les 4 Interfédérales de l’UDPS exigent une enquête

Des déclarations ne cessent de tomber pour fustiger les actes barbares de tribalisme sur fond d’assassinat de deux frères jumeaux de la tribu luba dans la province du Kongo central. La dernière en date est celle de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS/Tshisekedi-, à travers les 4 Interfédérales. En effet, dans une déclaration faite lundi 10 août dont la copie est parvenue à la rédaction d’AfricaNews, la coordination de 4 Interfédérales de l’UDPS/Tshisekedi dit avoir appris «à travers les réseaux sociaux la mise à mort de deux frères jumeaux tués à fleur d’âge le 30 juillet 2020 à Kinzau Mvuete, village situé dans la province de Kongo central».

Me Didier Kondo Pania, porte-parole général des 4 Interfédérales, est d’avis que cette mort a été donnée gratuitement aux regrettés Max Ntumba et Percée Ntumba, jeunes universitaires et artistes de leur état, originaires du Kasaï en séjour temporaire à Matadi. Au vu de la cruauté des actes commis par les assassins en brûlant vifs leurs victimes après leur passage à tabac lors d’une expédition punitive, la coordination en appelle à l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs de ce double assassinat répondent de leurs actes devant la justice.

«Nous recommandons qu’une enquête minutieuse et indépendante soit menée pour identifier les auteurs et les traduire devant la justice pour dégager les responsabilités et éventuellement dédommager la famille des victimes», insiste la coordination. Aussi, cette coordination a condamné ce crime odieux et lâche perpétré par un groupe de hors-la-loi rattaché à un peuple né Kongo du reste hospitalier et pacifique. «Nous dénonçons la résurgence des pratiques xénophobes dans la province du Kongo central et ailleurs, ce qui met en mal la cohabitation ou coexistence pacifique entre communautés», peut-on lire dans cette déclaration.

Dans le même ordre d’idées, la coordination prend à témoin la communauté nationale et internationale, les organismes des droits humains, sur la passivité des autorités politico-administratives. Elle fustige le silence de la classe politique, toutes tendances confondues, dans le traitement de ce dossier brûlant portant sur la victimisation et la stigmatisation des Baluba du Kasaï. Ainsi, les 4 Interfédérales comparaissent au malheur qui a frappé la famille éprouvée. Ces derniers temps, il y a une haine viscérale déclenchée contre les Baluba du Kasaï à travers le pays, voire sur les réseaux sociaux où certains cybercriminels taxent ces Baluba de «Talibans».

Octave MUKENDI

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