Junior Ndungidi: «La personne de Katumbi dérange»

0

Secrétaire général adjoint en charge de la communication du Front social des indépendants républicains -FSIR-, Junior Ndungidi se montre rassurant et confiant au travail abattu dans les états-majors del’Alliance des mouvements Kongo -AMK-, plateforme politique à laquelle appartient FSIR et qui soutient la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle. Croyant comme dur au triomphe de son parti et de sa plateforme politiqueaux élections du 23 décembre 2018, Junior Ndungidi a, à la faveur d’une interview accordée à AfricaNews, déclaré: «La victoire est certaine pour tous les partis politiques de notre plateforme». Entretien.

 

A quelques jours du lancement des opérations de dépôt de candidature, quelles sont les ambitions du FSIR?

Le FSIR a des défis à majeurs à relever: une victoire à la présidentielle avec notre candidat connu de tous, le président Moïse Katumbi. Puis, sous notre plateforme électorale, Alliance du mouvement Kongo -AMK-, nous ambitionnons de remporter les élections législatives nationales, provinciales, sénatoriales ainsi qu’au niveau des gouverneurs des provinces. Nous y travaillons et nous ne voyons aucun inconvénient puisque le peuple est avec nous.

Que compte faire le FSIR pour promouvoir ses candidats et espérer remporter le maximum de sièges possibles?

Le FSIR mettra tous les canaux possibles pour la promotion de ses candidats afin de gagner les élections. Le secrétariat général chargé de la communication de notre parti est en pleine élaboration d’un plan de campagne électorale solide. Avec les tendances observées auprès de la population, la victoire est certaine non seulement pour le FSIR mais aussi pour notre plateforme électorale,l’AMK. La commission thématique et communication de l’AMK, dirigée par le vice-président, Cherubin Okende, travaille aussi sur un plan de campagne électorale. La victoire est certaine pour tous les partis politiques de notre plateforme.

La CENI persiste et signe que sans la machine à voter, pas d’élections. Qu’en pense le FSIR?

Nous continuons à dire non à la mafia électorale que Nangaa veut organiser à travers cette machine à voter. Nous posons la condition d’aller aux élections sans cet instrument à tricher qui est une machine des morts faite pour plonger le Congo dans un chaos à la suite des fraudes qui se préparent. Déjà, il y a un signal de malaise au Centre national de traitement de la CENI après la démission du Directeur de ce centre. Il y a de quoi s’interroger.

Le FSIR est membre de l’AMK, plateforme soutenant la candidature de Moïse Katumbi. Qu’est-ce qui est fait au niveau de l’AMK pour la mobilisation des bases?

L’AMK est déjà en marche.Le 5 juin 2018, nous avons procédé à l’installation des comités des coordinations provinciales de la ville province de Kinshasa qui font office des fantassins, des forces terrestres, des hommes de terrain. La mobilisation de nos bases est entrain de se faire tous les jours. J’ai la pleine confiance au travail sur terrain de nos fantassins.

A quand le retour de Katumbi?

Le retour du président Moïse Katumbi est pour bientôt. Nous préparons son retour. Moïse Katumbi est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Il incarne une vision. Il a un programme à même d’amorcer le changement fondamental en RDC et de décanter cette misère des Congolais. Lors de notre meeting à la place Sainte Thérèse, il a promis de retourner au pays. C’est un homme de parole. D’ici-là, vous serez fixé sur son retour.

On s’approche des élections et Katumbi ne rentre toujours pas. Par contre, il se retrouve au cœur d’une nouvelle instruction judiciaire ouverte par le PGR. Faut-il comprendre que Katumbi est définitivement écarté?

Ecarté! Pas du tout! Ne voyez-vous pas que cette instruction judiciaire ouverte par le PGR n’est autre qu’un acharnement continu du pouvoir en place contre le président Katumbi. C’est une confirmation de l’instrumentalisation des institutions de l’Etat par la Kabilie. La peur a envahi le camp adverse, la personne de Moïse Katumbi dérange. Le  peuple RD-congolais a tout compris.

Quelle lecture faites-vous des conclusions de l’audit du fichier électoral mené par de l’OIF?

C’est un fichier rempli d’irrégularités. Plus ou moins17% des doublons observés par les experts de l’OIF! Non, c’est une grande manœuvre de la triche. J’ai été technicien d’appui au traitement des doublons à la CENI sous la présidence du Pasteur Ngoy Mulunda, je maitrise bien le traitement des données à ce sujet. Que la CENI arrête avec cette mafia électorale.

Propos recueillis par Laurent OMBA

REPONDRE

Veuillez saisir votre commentaire
Veuillez saisir votre nom