
A Kinshasa, capitale de la RD-Congo, les ministres du Commerce extérieur de la Zone de libre-échange continentale -ZLECAF- ont rendez-vous depuis le mardi 15 avril 2025. Dans l’ex-Léopoldville, ces hôtes de marque participent à la 16e réunion ministérielle de la ZLECAF.
Le Président Félix Tshisekedi, qui attache une grande importance à cette initiative permettant l’intégration économique africaine, a lancé, le même mardi, ces assises dans une ambiance hospitalière propre à Kinshasa.
Le Chef de l’État RD-congolais a profité de l’occasion pour lancer un appel panafricaniste à ses homologues de 54 pays membres de la ZLECAF. Il les a notamment invités à investir dans les infrastructures transfrontalières, à harmoniser les réglementations et à poser les bases d’une union douanière. Et ce, dans une dynamique consistant à mutualiser les efforts et les ressources pour transformer les ambitions continentales en réalités tangibles au profit des peuples africains.
«Je lance un appel solennel à tous les pays africains: unissons nos forces pour faire de la ZLECAF un succès. Investissons dans des infrastructures transfrontalières, harmonisons nos réglementations et soutenons nos entreprises pour qu’elles conquièrent le marché continental», a dit le Chef de l’État RD-congolais, décrivant la ZLECAF comme un trait d’union entre 54 pays autour d’un marché commun pour les bien et services et pour faciliter la libre circulation des personnes et des capitaux.
De cette manière, a souligné Tshisekedi, cette zone de libre-échange offre aux pays du continent noir une plateforme unique pour transcender les frontières et libérer le potentiel économique de l’Afrique.
«La ZLECAF offre un accès renforcé aux marchés régionaux mais aussi une opportunité stratégique de partager des technologies, de transférer des compétences et de construire des chaînes de valeur communes», a épinglé Félix Tshisekedi.
Et de relever:
«L’Afrique que nous construisons aujourd’hui est celle de l’espoir, de l’unité et de la prospérité partagée. La ZLECAF est notre outil pour y parvenir, un pont vers un avenir où chaque Africain doit vivre dignement des fruits de son travail».
Le Président RD-congolais a par ailleurs égrené les avantages de la ZLECAF pour son pays, la RD-Congo. Il a notamment cité la diversification accélérée de l’économie, la valorisation des avantages comparatifs, l’accès élargi aux marchés régionaux, la réduction des vulnérabilités économiques et le renforcement de la résilience du pays.
Fort de ces enjeux ô combien stratégiques et bénéfiques pour l’ex-Zaïre, Félix Tshisekedi a «proposé» Kinshasa comme capitale de la ZLECAF afin de lui permettre d’abriter les instances de cette institution. Il a fondé sa proposition sur le caractère hospitalier de la capitale RD-congolaise ainsi que sur le fait qu’elle est un «carrefour naturel pour notre intégration économique».
209 produits pas concernés par la suppression des droits de douane
«Kinshasa veut devenir un centre économique pour une Afrique unie, prospère et intégrée», a martelé le Chef de l’Etat RD-congolais, non sans rassurer que «à Kinshasa, vous êtes chez vous».
A la suite du Président Félix Tshisekedi, le ministre RD-congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, a vanté les potentialités naturelles de la RD-Congo qui imposent le pays comme acteur clé non seulement de l’intégration économique africaine mais aussi de la transition énergétique du continent noir.
Julien Paluku a en outre mis en lumière les actions déjà amorcées par le gouvernement RD-congolais pour permettre au pays d’intégrer les marchés africains et d’être compétitif. Il a évoqué entre autres le plan stratégique de développement, l’industrialisation, la promotion des exportations, les infrastructures.
Le ministre du Commerce extérieur a enchaîné en faisant savoir que la RD-Congo a déjà listé 6.439 produits pour les échanges interafricains. Conformément aux règles de la ZLECAF, 3% de ces produits, représentant 209 produits, sont protégés du démantèlement tarifaire, a précisé Paluku,. Il s’agit des «produits stratégiques» pour le pays de Tshisekedi.

