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Assemblée nationale : Christophe Mboso, Caroline Bemba et Serge Bahati boudés

Le ticket présenté par le présidium de l’Union sacrée de la nation -USN- au perchoir de l’Assemblée nationale ne fait pas l’unanimité à l’Hémicycle du Palais du peuple. Plus de 200 députés boudent cette équipe jugée non représentative voire déséquilibrée. Les élus contestateurs estiment que ce bureau de la Chambre basse du Parlement ne répond pas aux prescrits du Règlement intérieur et des textes légaux qui exigent son caractère représentatif sur le plan national.  «Une seule province ne doit pas avoir deux membres ou plus au bureau. De la même manière qu’un espace géographique ne peut pas être représenté par deux ou trois membres au bureau définitif de l’Assemblée nationale», ont rappelé les députés en furie dans une déclaration rendue publique le samedi 11 mai au Palais du peuple.

A les entendre, les choses doivent être revues pour avoir un équilibre sur le plan provincial. Même au niveau des aires géographiques de la République. Dans leur déclaration, les députés nationaux républicains n’acceptent pas la présence de Christophe Mboso, Serge Bahati et de Caroline Bemba dans ce ticket de la Majorité parlementaire.

Le premier, expliquent ces élus, parce qu’il n’a pas de poids politique exigé par les textes pour être au bureau définitif de la Chambre basse. Le deuxième parce qu’il est de la même province que Vital Kamerhe qui va occuper la présidence de l’institution. De même que la troisième candidate, Caroline Bemba qui est du Grand Equateur avec Jacques Djoli proposé au poste de rapporteur.

Si ces élus nationaux s’accordent bien sur les candidatures de Vital Kamerhe comme président de l’Assemblée nationale, parce qu’issue de l’élection primaire, ou du premier vice-président désigné par l’UDPS, ils ne partagent pas, par contre, le fait que la seule province du Sud-Kivu puisse bénéficier de deux postes au perchoir. Ils ont également rappelé que les textes stipulent que le partage des postes au niveau du bureau de la Chambre basse de la quatrième législature de la troisième République doive tenir compte du poids politique de chaque parti ou regroupement politique.

Sur ce point précis, les élus sont estomaqués de voir que le poste de 2ème vice-président soit accordé au parti et regroupement politique de Christophe Mboso qui n’a même plus de 10 députés dans l’Hémicycle. «Christophe Mboso n’a pas plus de 10 élus ni dans son parti, encore moins dans son regroupement politique. Alors en vertu de quoi, il doit bénéficier de ce poste», se sont interrogés les députés contestateurs.

Face à cette situation qu’ils ont qualifiée d’injuste, ils ont invité le Président de la République à déconsidérer ce ticket en vue de chercher celui qui pourra être représentatif. «Comment comprendre que l’espace Grande Orientale qui a 61 députés à l’Assemblée nationale ne soit pas représenté au bureau? Voilà pourquoi nous demandons aux membres du présidium de l’USN de revoir leur équipe afin que tous les coins de la République puisse se retrouver», ont-ils martelé. En réalité, le ticket de la Majorité parlementaire tel que proposé par le présidium de l’Union sacrée de la nation est une pilule amère à avaler au niveau de l’Hémicycle où les violons sont loin de s’accorder.

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