Culture

La xylophoniste Jeanne Lokomo, promotrice des instruments traditionnels

Se définissant comme promotrice des instruments traditionnels, Jeanne Lokomo est la seule femme xylophoniste à Kinshasa. Un profil rare qui l’a fait sillonner des continents et côtoyer différents artistes de renom. «A l’étranger, je suis mise en exergue avec cet instrument traditionnel tant apprécié», a-t-elle révélé lors d’un entretien exclusif réalisé dans les locaux d’«AfricaNews».
Courageuse, audacieuse et ambitieuse, Jeanne Lokomo s’est, contre vents et marrées, lancée dans la musique avec le seul objectif d’y laisser ses empreintes. Aux côtés de Nenkamu Luyindula, cette jeune artiste a fourbi ses armes avant de prêter ses services à différentes formations musicales de la place. «J’ai commencé à apprendre la musique en 2001 auprès de Nenkamu. En 2009, j’ai lancé ma carrière professionnelle et j’ai évolué dans différents groupes musicaux de la ville notamment les Kento Bakaji de Louis Onema, Chœur la Grace d’Ambroise Kuanzambi, etc.», a retracé Lokomo qui a participé à la tournée chinoise de «Vox disposa» en été dernier. Depuis 2012, elle a entamé une carrière solo tout en servant d’autres groupes, plus particulièrement Chœur la Grâce où elle est très active. En 2012, Lokomo a donné une leçon magistrale du rythme au travers d’un spectacle dénommé «Les instruments qui parlent». «Dans ce spectacle, j’ai fait la symbiose des rythmes panafricains. C’est une sorte de mélopée d’Afrique. Nous l’avons présenté dans différents centres culturels de la place», a-t-elle fait savoir. Et d’annoncer que dans le tout prochain jour, elle va lancer le clip d’une chanson incitant à la culture de la paix dont l’enregistrement s’est achevé la semaine dernière. «Je n’ai pas chanté pour la RD-Congo. J’ai chanté pour la paix. C’est ma prière pour que la paix règne en RD-Congo, en Afrique et partout dans le monde», a expliqué l’ancienne percussionniste des Kento Bakaji.
Plusieurs facettes
Polyvalente, Lokomo joue, en plus du xylophone, de la guitare et de la percussion. Son amour pour le xylophone est né d’un constat: «J’ai remarqué qu’à Kinshasa aucune fille ne jouait de cet instrument. J’ai commencé à l’apprendre jusqu’à devenir, à ce jour, la seule femme xylophoniste de la capitale. Et, à l’étranger, je suis mise en exergue avec cet instrument traditionnel tant apprécié», a relaté Lokomo, non sans dévoiler que, dans ses différents projets d’avenir, elle fera la promotion des instruments traditionnels et ne cessera d’encadrer les enfants comme elle fait depuis bien de temps au Centre culturel Mbongieto à travers son programme d’initiation de l’enfant à la musique pour son éducation. «Ma vocation est d’encadrer, d’éduquer et de soutenir les enfants. Sans beaucoup de ressources, je le fait déjà. Chaque week-end, j’ai cours avec ces enfants. Je leur transmets c’est que j’ai reçu de mon formateur», a-t-elle dit. Tout en lançant un appel à l’éducation des enfants, Lokomo a encouragé les intéressés de visiter leur centre culturel où près de 200 enfants apprennent l’art d’Orphée.
Laurent OMBA

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