Culture

Les films RD-congolais non alignés

Les projets de films francophones retenus par l’Organisation internationale de la Francophonie -OIF-, pour cette année, sont connus. Sur les 67 projets -longs métrages, documentaires, courts-métrages- soumis à son examen, la Commission en a retenu 20, dont 17 qui bénéficieront d’aides à la production et 3 d’aides à la finition. Le montant total attribué s’élève à 500 000 €.
Curieusement, aucun projet de film RD-congolais ne figure dans ce lot. Pourquoi? s’interroge-t-on. Est-ce les producteurs ou réalisateurs RD-congolais n’ont pas soumis leurs projets ou n’ont pas suffisamment séduit les membres de la commission cinéma mise en place par l’OIF.
 
La Commission de sélection du Fonds image de la Francophonie -volet cinéma- s’est réunie dernièrement au siège de l’OIF à Paris pour examiner les requêtes de financement reçues suite au lancement d’un appel à propositions clôturé depuis février 2015. Après de vrais débats, la commission, composée de 7 membres dont deux représentants permanents -OIF et CIRTEF- et 5 membres non-permanents sélectionnés en fonction de critères professionnels, éthiques et géographiques, n’a retenu que 20 projets provenant de 10 pays francophones du Sud.  Notamment Burundi, Burkina Faso, Cameroun, Égypte, Liban, Maroc, Mali, Rwanda, Sénégal et Tunisie.Avec 99% de projets portés en majorité par la relève du cinéma francophone du sud et 35% par des réalisatrices, les résultats de cette session soulignent les nouvelles priorités du Fonds image de la Francophonie en direction des jeunes et des femmes.
S’agissant l’aide à la production pour les longs métrages -catégorie fiction-, l’on a «1982» du Libanais OualidMouaness; «Afareed el balad, les démons de la ville» de l’Egyptienne Marianne Khoury; «Félicité» d’Alain Gomis du Sénégal; «Frontieres» d’Apolline Traoré du Burkina Faso; «Hair sa vie» de Kaouther Ben Hania de la Tunisie; «Koussaw tempête de sable» d’Ibrahima Toure du Mali; «La clémence de la jungle» de JoelKarekezi du Rwanda; «Les nains» d’Hicham Lasri du Maroc. Pour les longs métrages -catégorie documentaire-, la commission a retenu «Fatima» de Mary Jirmanus Saba du Liban; «Le Koro du Bakoro» de GanouSimplice Herman du Burkina Faso; «Les 2 visages d’une femme bamiléké» de Rosine Mbakam du Cameroun.
 
Côté courts métrages, 9 projets ont retenus l’attention de la commission. Il s’agit entre autres de: «Ailleurs» de Othman Naciri du Maroc; «Four walls» de Narcisse Wandji du Cameroun; «La lutte continue» de Marie L. Bayala du Burkina Faso; «Le boxeur» de Iman Djionne du Sénégal; «Les serviteurs» de MarwanKhneisser du Liban; «Musaga 95» de Joseph Ndayisenga du Burundi. Trois films bénéficieront de l’aide à la finition. Il s’agit de: «Insoumise», une fiction de Jawad Rhalib du Maroc; «KemtiyuSeex-Anta-Joob», un documentaire d’Ousmane William Mbaye du Sénégal; «Tunis blues», une fiction de Lotfi Achour de la Tunisie. 500 000 Euro seront donc accordés à ces 20 projets de films francophones du Sud.
 
RD-Congo non classée
 
Au moment où l’industrie cinématographique RD-congolaise commence à peine à se réveiller, sur terrain le résultat reste encore peu flatteur. Si certains films intéressent les diffuseurs à l’international ou raflent des prix dans différents prestigieux oscars organisés à travers le monde, beaucoup reste encore à faire. Les producteurs et réalisateurs RD-congolais sont appelés à doubler d’efforts pour faire partie de la Cour des grands des pays où le cinéma occupe une place de choix grâce évidemment à la politique culturelle de ces pays. Toutefois, l’on espère que prochainement les producteurs, réalisateurs RD-congolais seront de bon côté.
 
Par ailleurs, successeur du Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud -créé en 1988 et géré avec des commissions de sélection régulières depuis 1990-, le Fonds image de la Francophonie est mis en œuvre par l’OIF en collaboration avec le Conseil international des radios et des télévisions d’expression française -CIRTEF.
Pour qu’un projet soit éligible, il doit concerner une œuvre réalisée par un ressortissant d’un pays francophone du Sud; produite par une société de production légalement enregistrée dans un pays membre de l’Organisation internationale de la Francophonie. Dans le cas de la commission audiovisuelle, seules les sociétés des pays francophones du Sud sont éligibles. Alorsque dans le cas de la commission cinéma, sont éligibles les sociétés établies dans un pays membre de l’OIF, quel qu’il soit, à condition que ces sociétés ne soient pas détenues majoritairement ni dirigées par le réalisateur du projet présenté.
Ces films doivent être tournés soit en français, soit dans l’une des langues locales des pays éligibles avec un sous-titrage français. Et le lieu de tournage reste principalement un des pays francophones du Sud. Deux commissions font partie du Fonds image de la Francophonie, à savoir: la commission «Cinéma», quise réunit une fois par an -juin- et la commission «Télévision», se retrouve deux fois par an -mars/avril et septembre/octobre.
 
Patrick NZAZI
 
 
 
 
 
 

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