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RDC: Le secteur diplomatique en sit-in de trois jours chez Boji 

Alors que la République Démocratique du Congo multiplie ses efforts pour renforcer sa présence sur la scène internationale, un sérieux malaise couve au sein du secteur diplomatique. Le banc syndical des administrations des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration régionale et du Secrétariat technique à la Francophonie lance un signal fort au gouvernement: un sit-in pacifique de trois jours est prévu, en prélude à une grève sèche si aucune réponse concrète n’est apportée.

Un avertissement clair au gouvernement

Dans une correspondance adressée au ministre d’État en charge du Budget, Aimé Boji, les syndicats ont annoncé l’organisation d’un sit-in de protestation du jeudi 26 au mardi 1er juillet 2025, devant le cabinet du ministre, à partir de 9h00. Cette action fait suite, selon eux, à l’absence de réponse formelle du gouvernement concernant les engagements signés en décembre 2024. Le banc syndical déplore notamment l’inaction face aux revendications salariales et la non-exécution des accords pourtant actés, malgré une série de démarches, de réunions sollicitées, et une attitude qu’il qualifie de «responsable et ouverte au dialogue».

Trois revendications au cœur du conflit

Les agents de ces quatre  administrations réclament le paiement immédiat des arriérés de la paie complémentaire pour les mois d’avril, mai et juin 2025; l’intégration de la prime améliorée dans l’état liquidatif dès le troisième trimestre de l’année 2025 ainsi que l’apurement des 20% restants de la grille salariale, conformément aux engagements pris avec le gouvernement.

Mobilisation en cours, grève générale en ligne de mire

«Notre main tendue n’a pas été saisie. Les agents, malgré leur patience, continuent de subir les effets injustes de cette inaction», martèle le banc syndical, qui a lancé une vaste campagne de mobilisation dans toutes les administrations concernées. Les syndicats préviennent: à défaut de réponse favorable d’ici le 1er juillet, une grève sèche, générale et illimitée sera déclenchée dans tout le secteur diplomatique, avec des conséquences «administratives et diplomatiques graves».

Une crise qui ternit les ambitions internationales de Kinshasa

Cette montée de tension dans les rangs de la diplomatie RD-congolaise apparaît comme un paradoxe, à l’heure où le pays cherche à renforcer son rayonnement à l’international. Plusieurs analystes s’inquiètent des répercussions possibles de cette crise sur l’image du pays à l’étranger, évoquant une rupture de sérénité dans les services diplomatiques et un frein potentiel aux ambitions internationales affichées par le pouvoir. Ce sit-in, présenté comme un dernier avertissement, pourrait être le déclencheur d’un mouvement de grève d’ampleur, à moins que le gouvernement ne fasse un geste rapide et tangible pour éviter l’impasse.

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