
Le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, et son collègue de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, ont co-animé un briefing, lundi 14 octobre. Au cours de cette réunion d’information, le ministre du Portefeuille a révélé que la compagnie aérienne RD-congolaise Congo Airways devrait avoir au moins trois avions avant la fin de l’année 2024. Jean-Lucien Bussa a clairement fait savoir les étapes de l’acquisition de ces avions, précisant qu’entre le 6 ou le 7 novembre 2024, la compagnie aérienne Congo Airways va disposer d’un avion de location.
La semaine d’après, a-t-il renchéri, elle louera des moteurs auprès d’Air France pour réactiver un Airbus. Et avant décembre, la compagnie devrait acquérir, à travers la Caisse nationale de sécurité sociale -CNSS-, un A 319. «En 2025, la flotte pourra augmenter», a-t-il rassuré. Le ministre du Portefeuille a signifié que le gouvernement et le nouveau comité de gestion de Congo Airways travaillent de manière à assurer la relance de l’entreprise aérienne. «Comment faire du Portefeuille l’épine dorsale de l’économie RD-congolaise?».
Cette question a été également au cœur d’un briefing du lundi 14 octobre. Dans son intervention, Muyaya a situé la rencontre du jour dans le cadre d’un focus sur les entreprises publiques consistant à savoir si ces dernières sont à même de répondre aux attentes de la RD-Congo par rapport à ses objectifs économiques. De manière globale, la réponse à cette question, du moins pour l’instant, est non par rapport au tableau sombre et on ne peut plus chaotique peint par le patron du Portefeuille tout au long de cet échange avec la presse.
Prenant la parole en deuxième lieu, le ministre Bussa a tenu à faire un état de lieu, passant en revue les différents maux qui rongent ces entreprises publiques et les empêchent d’être performantes. En conséquence, pas de résultats escomptés. Il y a d’abord deux problèmes majeurs, à savoir: la gouvernance et la gestion. A cela s’ajoutent d’autres difficultés liées à la confusion dans les attributions des ADG et des ADGA et aux conflits de compétence entre les responsables au sommet, y compris les mauvais critères de recrutement des qui ne tiennent pas compte des compétences, mais aussi la politisation de ces entreprises. Affichant tout son optimisme quant à la détermination du gouvernement à administrer à ce secteur une thérapie de choc pour redresser la barre.
«Il faut mettre sur pied un système d’audit et de contrôle efficace, recruter suivant les critères objectifs basés sur les compétences, mais aussi mettre sur pied un management stratégique, non sans mettre un terme à toutes cette cacophonie sur le plan de la répartition des attributions», a indiqué le ministre Jean-Lucien Bussa. Il a en outre affiché la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout avec la réforme qui, pour lui, n’a pas d’ami.
Pour l’orateur, «il faut de l’audace pour décourager tous ceux qui pourraient s’ériger en obstacles pour faire échec à ladite réforme». Selon Jean-Lucien Bussa, les trois derniers exercices ont vu les entreprises relevant de son secteur faire fiasco en termes de performances. «D’où, quoi qu’il arrive, nous allons tout faire pour redonner à ces entreprises toutes leurs performances en vue de les pousser à booster notre économie, conformément à la détermination et à la volonté du Chef de l’Etat», a-t-il rassuré.
Poussant son optimisme jusqu’au bout, «ces difficultés relevées ci-haut sont surmontables». Et d’ajouter: «nous allons faire en sorte que les patrimoines dont disposent les mandataires ne soient pas considérés comme leurs propriétés privées, mais que leur utilisation soit tributaire de l’autorisation émanant de l’Etat».
70 millions de dollars pour la relance de la MIBA
Dans le jeu des questions et réponses qui s’en sont suivies, le ministre Jean-Lucien Bussa a répondu à une préoccupation concernant entre autres la relance de la MIBA. A ce sujet, il a informé que 70 millions de dollars américains sont déjà disponibilisés pour cette entreprise minière de Bakwanga. «Nous ferons tout pour que ce montant ne soit pas utilisé à d’autres fins», a-t-il promis.
Pour l’orateur, le gouvernement a décidé de disposer d’une politique générale pour la relance, non seulement de la MIBA, mais d’autres entreprises telles que la Gécamines, l’ONATRA. «Bref, la machine est lancée et vous aurez les résultats», a-t-il en outre martelé sur un ton d’optimisme.


