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RDC: Louis Watum au front pour moraliser et sécuriser le secteur minier

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, s’impose plus que jamais comme l’un des artisans clés de la réforme et de la moralisation du secteur minier RD-congolais. En mission officielle dans le Haut-Katanga, il a pris part, mercredi 25 février dernier, à la deuxième réunion du Cadre de concertation permanente entre le gouvernement et l’industrie minière, avant d’inspecter le site minier de Lupopo. Une séquence stratégique qui s’inscrit dans une dynamique globale de consolidation de l’autorité de l’État sur un secteur vital pour l’économie nationale.

Organisée par Mining Engineering Services, cette rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur, à savoir représentants du gouvernement, dirigeants de grandes entreprises minières, président de la Fédération des Entreprises du Congo -FEC-, président de la Chambre des Mines, Secrétaire général aux Mines et responsables des services sous tutelle. S’inscrivant dans la continuité de la première session du 18 septembre 2025, cette réunion s’est alignée sur la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui entend faire du secteur minier un levier stratégique de souveraineté économique, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa.

Dans un ton ferme, le ministre des Mines a rappelé que «le dialogue ne saurait être un exercice de complaisance». Il a exigé des opérateurs une exploitation irréprochable, dénonçant les accidents évitables, les atteintes environnementales et le non-respect des obligations légales. Des mesures correctives -suspensions, pénalités et moratoires- ont déjà été appliquées pour renforcer la conformité. Au-delà des discussions, Louis Watum Kabamba a effectué une visite d’inspection sur le site minier de Lupopo.

Accompagné de dirigeants d’entreprises, il a évalué les infrastructures énergétiques, les dispositifs de sécurité ainsi que les projets sociaux développés au bénéfice des communautés locales. Le ministre des Mines a également attiré l’attention sur la recrudescence des accidents mortels sur des sites artisanaux situés en périphérie des concessions industrielles, appelant à une responsabilité partagée entre entreprises, autorités et communautés afin de mieux protéger les populations.

Offensive contre la fraude minière

Avant son déplacement à Lubumbashi, le patron du secteur minier congolais avait pris part, à Kinshasa, à une réunion stratégique de la Commission de lutte contre la fraude minière, convoquée autour du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité, Shabani Lukoo. Cette séance de haut niveau, marquée par la présence de l’Inspecteur général des Mines récemment nommé par le Chef de l’État, visait à évaluer la mise en œuvre de la feuille de route adoptée fin 2025.

Sous l’impulsion du ministre des Mines, plusieurs avancées notables ont été enregistrées. Telles que l’identification des entités de traitement non conformes, notamment celles aux sources d’approvisionnement opaques; la fermeture d’unités de traitement illégales; le recensement des coopératives minières et des Zones d’exploitation artisanale -ZEA- auxquelles elles sont rattachées. Les discussions ont également porté sur la prolifération d’exploitations illégales opérant sous couvert d’artisanat minier, caractérisées par l’occupation de sites concédés et l’usage d’engins lourds en violation flagrante de la réglementation.

Face à ces dérives, la Commission a insisté sur la nécessité de distinguer les exploitations frauduleuses des coopératives légalement établies, lesquelles doivent bénéficier d’un encadrement et d’une protection adaptés.

À l’issue des travaux, un plan d’action offensif et coordonné a été adopté. Des mesures concrètes seront déployées dans les prochains jours pour restaurer l’autorité de l’État sur les sites miniers, sécuriser les opérateurs en règle et intensifier la lutte contre la fraude. Dans un contexte où les ressources extractives constituent l’un des principaux moteurs de croissance du pays, Louis Watum entend inscrire son action dans une gouvernance plus transparente, responsable et durable, au service de la souveraineté économique et du développement local.

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