
La mise en œuvre des engagements pris à Doha et à Washington pour le retour d’une paix durable à l’Est du pays est, à n’en point douter, une préoccupation centrale du gouvernement Suminwa. C’est pour passer à l’action que la Première ministre a reçue, le lundi 9 février, l’équipe dirigeante de la MONUSCO conduite par Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des opérations de paix. Cette rencontre de haut niveau s’est tenue en présence du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, et du ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.
Au menu de leurs entretiens: la mise en œuvre des engagements pris lors des discussions de Washington aux États-Unis et de Doha à Qatar, dans le but de favoriser le progrès et la stabilisation de la partie Est de la RD-Congo, en proie à une insécurité persistante. Au sortir de cette audience, indique une dépêche de la Primature, Jean-Pierre Lacroix a réaffirmé la disponibilité totale de la MONUSCO à accompagner les efforts du gouvernement RD-congolais dans le cadre de l’application desdits engagements.
«Nous avons parlé de la mise en œuvre des engagements pris à Washington et à Doha, lesquels doivent amener le progrès et la stabilisation à l’Est de la RD-Congo. Nous l’espérons fortement. Nous avons dit à Madame la Première ministre que la MONUSCO est prête à jouer tout son rôle, en commençant le plus vite possible, pour soutenir les efforts en vue d’un cessez-le-feu, d’abord à Uvira, puis progressivement dans le reste de la zone affectée par la situation actuelle», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que des dispositions concrètes sont déjà en cours pour rendre opérationnel ce soutien. «Nous avons des plans pour opérationnaliser le plus vite possible l’appui au cessez-le-feu et aux autres engagements pris à Washington. Nous sommes mandatés par le Conseil de sécurité pour soutenir ces recommandations. C’était le message principal que nous avons partagé avec la Première ministre», a-t-il précisé.
Abordant la question du retour de l’autorité de l’État sur l’ensemble du pays, Jean-Pierre Lacroix a insisté sur son caractère essentiel pour une paix durable. «Le retour de la présence de l’État sur l’ensemble de l’Est de la RD-Congo est absolument fondamental. Le M23 s’est retiré d’Uvira dans un premier temps. Des efforts sont en cours, et les membres du gouvernement y travaillent activement», a-t-il souligné.
Il a renchéri que les recommandations issues des processus de Washington et de Doha mettent l’accent sur plusieurs axes prioritaires, notamment le respect strict du cessez-le-feu, le retrait des groupes armés des zones occupées, la protection des civils, le renforcement de la coopération régionale ainsi que le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans les territoires affectés par l’insécurité. Cela est conforme au deuxième pilier du programme d’actions gouvernemental relatif à la protection du territoire national et à la sécurisation de tous les citoyens.
Pour le commun des mortels, la MONUSCO, à côté du gouvernement de la République, doit s’investir davantage dans l’intensification de cette mise en œuvre des engagements, de sorte que ce qui était hier un rêve devienne une réalité objectivement observable. À commencer par le strict respect du cessez-le-feu, souvent violé par les assaillants, comme ne cessent de le fustiger les Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC- dans leurs différents communiqués.


