
La cérémonie de clôture de l’atelier d’évaluation et de rédaction du rapport sur la situation des droits humains à Goma, Bukavu et leurs environs s’est tenue le samedi 21 février 2026 à Kinshasa, sous la présidence de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Organisé dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, cet atelier avait pour objectif de documenter les violations graves des droits humains commises par le Rwanda dans les zones sous occupation depuis un an, notamment à Goma, Bukavu et dans les territoires environnants.
Dans son allocution, la Première ministre a souligné l’importance capitale de ce rapport, estimant qu’il intervient à un moment décisif pour la RD-Congo. Elle a rappelé que la RD-Congo mène actuellement un plaidoyer pour la reconnaissance des génocides commis par le Rwanda, notamment dans l’Est du pays. «Ce document constitue un outil stratégique et juridique majeur pour étayer les démarches diplomatiques et judiciaires engagées par le gouvernement RD-congolais», a-t-elle indiqué, saluant au passage la lucidité et l’engagement du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, pour sa contribution active à ce combat initié par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi.
Un tableau sombre de la situation dans les zones occupées
Avant la Première ministre Judith Suminwa, le ministre des Droits humains, Me Samuel Mbemba Kabuya, a dressé un tableau sombre de la situation dans les zones occupées. Il a détaillé les atrocités commises durant la période d’occupation, évoquant notamment au moins 17 015 cas d’atteinte à la vie et à l’intégrité physique, répartis comme suit: 15 769 cas d’atteinte à la vie, 829 cas d’enlèvement, 417 cas de torture et autres traitements inhumains.
Ces violences ont également provoqué 7 000 400 déplacés internes et externes et touché les propriétés privées des populations civiles. Le ministre Samuel Mbemba a rendu hommage aux défenseurs des droits de l’homme, aux délégués des différents ministères et aux acteurs de la Société civile ayant contribué à la rédaction du rapport, saluant leur courage pour avoir bravé la peur et accompli ce travail difficile.
La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre d’État chargé de la Formation professionnelle, le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, ainsi que le ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant. Cette forte mobilisation témoigne de la volonté des autorités de faire de la question des droits humains une priorité nationale et de porter la voix des victimes sur toutes les tribunes, tant nationales qu’internationales.
