
A cette période où la RD-Congo traverse des temps difficiles caractérisés par l’agression rwandaise et les rébellions lancées par les groupes armés nationaux et étrangers, le pays a besoin de la cohésion et de l’unité nationale. Lors de la célébration de Pâques, dimanche 20 avril à la Cathédrale du Centenaire protestant à Kinshasa, l’Eglise du Christ au Congo -ECC- a appelé les RD-Congolais à surmonter les obstacles à l’unité nationale et à œuvrer pour la promotion du vivre-ensemble.
Le président de l’ECC, Mgr André Bokonduoa, dans son sermon intitulé: «Le matin du dimanche dans un monde de jeudi et vendredi saints», a été plus rassembleur et encourageant. «Nous devons vaincre les démons de la division en acceptant de se mettre ensemble comme fils et filles de ce pays, se parler, se pardonner et unir nos énergies pour assurer la grandeur de notre pays pour qu’il soit plus beau qu’avant», a-t-il exhorté les fidèles.
Pour lui, «le ressuscité du troisième jour est passé par la mort et il l’a vaincue. Et avec Lui, nous avons la puissance de vaincre la mort sous toutes ses formes. Nous devons puiser la force en Christ pour vaincre l’esprit de la banalité de la sacralité de la vie humaine qui a déjà fait plus de 10.000.000 de victimes innocentes dans notre pays». L’homme de Dieu a insisté sur la foi et l’attachement à Dieu pour un lendemain meilleur en RD-Congo.
«Il a la capacité de permettre que nous puissions vivre ensemble entre nous et avec nos voisins en paix et non en guerre à répétition. Il a la force de permettre que nous puissions profiter équitablement des retombées des ressources naturelles au lieu de connaître le carnage dont nous sommes victimes», a-t-il indiqué. Il a rassuré la communauté chrétienne de la puissance de Dieu devant qui aucune force ni obstacle ne peut résister. Il a fait savoir que «si le péché, le diable, la trahison, le rejet, la haine, voire la mort n’ont pas eu victoire sur le Christ, rassurons-nous qu’ils ne peuvent non plus avoir de l’ascendant sur tous ceux qui croient en Lui. Par conséquent, nous sommes porteurs de la Bonne nouvelle du salut, de la paix, du pardon, de l’espérance, de l’amour, d’un avenir meilleur, de la guérison, du vivre-ensemble».
Ses propos interpellateurs sont aussi une exhortation à l’intercession en faveur du peuple RD-congolais. «Nous devons vaincre les démons de la division qui nous empêchent de nous unir. Que nous arrivions à promouvoir le vivre-ensemble et d’intercéder en leur faveur – Heb 7: 24-25». Mgr André Bokonduoa a également exhorté le peuple de Dieu à tenir ferme face aux nombreuses antivaleurs et à la crise multiforme encore persistantes en milieux RD-congolais, dénonçant la trahison, la haine, l’ingratitude, le rejet, l’insécurité, la peur, la désolation, le doute, le lendemain incertain, l’impuissance, la guerre injuste basée sur la convoitise de ressources naturelles du pays, voire le manque de foi.
L’évangile étant à la fois une œuvre évangélique et sociale, le président de l’ECC a saisi cette opportunité pascale pour citer quelques secteurs de la vie nationale à privilégier par les autorités étatiques compétentes dans leurs efforts de redressement du pays, entre autres le social et la défense. «La résurrection de la RD-Congo passe par l’amélioration des conditions sociales, une justice équitable pour tous, une capacité de défendre l’intégrité du pays», a-t-il conclu. L’Eglise du Christ au Congo et l’Eglise catholique sont engagées à la recherche de la paix à travers un Pacte social. Elles ont fait le tour du monde et ont rencontré les agresseurs de la RD-Congo, les responsables de l’AFC-M23, les opposants et le Président Félix-Antoine Tshisekedi.