
C’est parti pour une nouvelle ville de Kinshasa, débarrassée de la crasse et plus verte que jamais. Le ton a été donné le week-end dernier par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a effectué la ronde de la capitale pour s’enquérir de l’état d’avancement de diverses infrastructures publiques en construction, tout en jetant les bases du nouveau projet, «Kinshasa la belle», initié par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Ce projet structurant, validé vendredi en Conseil des ministres, consiste en un appui stratégique aux autorités urbaines pour endiguer l’insalubrité et garantir une gestion plus moderne des déchets qui jonchent les artères de l’ex-Léopoldville.
«Au-delà de la problématique de l’assainissement, ce projet ambitionne de structurer une véritable filière économique autour de la gestion et de la valorisation des déchets, avec à la clé la création d’emplois durables, le développement des métiers verts et l’émergence d’une économie circulaire moderne au bénéfice des populations kinoises», renseigne une note du ministère des Finances consultée par «AfricaNews».
A travers ce projet, le gouvernement RD-congolais entend mettre en place un système fonctionnel de gestion des déchets solides afin de réussir le pari d’assainissement durable de Kinshasa, tout en favorisant la connexion des populations aux espaces et opportunités économiques, autour notamment du waterfront. Le gouvernement envisage également apporter un appui significatif à la compétitivité et à l’inclusion économique et de renforcer les capacités techniques des Kinois exerçant des métiers liés au recyclage, au tri et à la transformation des déchets. Le chantier s’annonce énorme, exigeant. Mais, Fwamba est décidé à mettre des moyens à la hauteur de la vision et des enjeux.
USD 500 millions seront injectés dans le projet «Kinshasa la belle», qui sera exécuté en deux phases. La première devrait consommer la moitié de la bagatelle. Son financement relève d’un prêt concessionnel de l’IDA du Groupe de la Banque mondiale. «Les conditions du financement témoignent du caractère hautement concessionnel du projet: une maturité de 40 ans, une période de grâce de 11 ans, sans taux d’intérêt, pour une durée d’exécution de 5 ans», apprend-t-on du ministère des Finances. Fort de ces ressources importantes et des conditions favorables, le gouvernement prévoit d’intégrer les jeunes et les PME locales dans la dynamique de redonner à la capitale sa fière allure d’antan, non sans garantir l’employabilité et la professionnalisation du secteur environnemental.
Par ailleurs, au cours du Conseil des ministres du vendredi dernier, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a obtenu le quitus du gouvernement pour trois autres projets structurants à hauteur d’USD 753,6 millions sous forme de prêts et de dons. Ces projets portent notamment sur le développement des compétences et de l’emploi des jeunes en RD-Congo, l’appui aux populations affectées par la crise dans l’Est du pays, ainsi que sur le renforcement de la connectivité au Parc agro-industriel de Ngandajika. Pour Doudou Fwamba, ces différentes initiatives traduisent la volonté du gouvernement d’assurer la transformation économique, de renforcer les infrastructures productives, de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations, conformément au Programme d’actions du gouvernement 2024-2028 et à la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.



