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Le championnat national de football agonise, Salomon Kalonda tire la sonnette d’alarme

Alors que l’Afrique tout entière suivait avec passion la finale de la Ligue des champions européenne entre le PSG et l’Inter Milan, le 31 mai dernier, en République Démocratique du Congo, cette ferveur n’a fait que souligner un malaise grandissant: celui de la lente agonie du football local.Salomon Kalonda, conseiller influent de l’homme politique et président du TP Mazembe Moïse Katumbi, a profité de l’effervescence autour de ce grand rendez-vous international pour interpeller les autorités congolaises sur X -anciennement Twitter. 

«La LINAFOOT se meurt faute de moyens. Cela fait cinq ans que le championnat national ne va pas à son terme», a-t-il écrit avec amertume. Une déclaration qui met en lumière l’état critique du football national, miné par un manque chronique de financement et une gouvernance jugée inefficace. Les clubs du pays, autrefois redoutés sur le continent, peinent désormais à briller dans les compétitions interclubs de la CAF.

Pour Kalonda, l’abandon du sport local contraste de manière choquante avec la volonté affichée des autorités de sponsoriser des clubs européens, comme l’Olympique Lyonnais, pour promouvoir l’image touristique de la République Démocratique du Congo.

«Plutôt que de financer des équipes européennes, investissons dans nos clubs, dans nos centres de formation, dans notre jeunesse», plaide-t-il. Dans un pays où plus de 70 % de la population a moins de 30 ans, Kalonda rappelle que le football ne peut être relégué au rang de simple divertissement. Il s’agit, selon lui, d’un levier stratégique pour le développement économique et social, un catalyseur d’opportunités pour la jeunesse et un vecteur de rayonnement international.

«La RDC a tous les atouts pour devenir un pôle d’excellence du football africain. Mais cela exige un changement profond de gouvernance», insiste-t-il.

Un message fort, à l’image d’une jeunesse RD-congolaise passionnée de sport, mais en quête de perspectives et de reconnaissance. Le ballon rond, dans l’ex-Zaïre, n’a pas dit son dernier mot. À condition que les dirigeants en saisissent enfin la portée. 

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