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La recette Djoli pour sortir la RD-Congo des cycles de violences

Le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a pris part, samedi 12 juillet, au 8ème colloque international du Collège des hautes études stratégiques et de défense -CHESD. Ces assises, organisées  sous le thème: «Diplomatie et opérations militaires: articulation pour une paix et le développement durable dans les Grands-Lacs», ont connu la participation de plusieurs éminents professeurs venus de différentes universités de Kinshasa.

Intervenant sous le thème «La vision 2030: planification pour un avenir durable, exploration des directions stratégiques pour un avenir pacifique et prospère», le professeur Jacques Djoli a expliqué les causes exogènes des crises qui secouent et affaiblissent la RD-Congo sur le plan sécuritaire. «Depuis plus de 30 ans, nous sommes confrontés à des cycles de violences dans la région des Grands Lacs. Ces violences sont très souvent occasionnées par les éléments extérieurs», a-t-il indiqué.

Ce constitutionnaliste et expert des questions sécuritaires est d’avis qu’il appartient aux RD-Congolais de relever le défi de la planification, pour faire face à toutes les influences extérieures. «Il est important de savoir comment nous pouvons développer les capacités pour résister; et l’outil par excellence reste bien la planification. Or, c’est là la faiblesse de notre gouvernement depuis 1960. Les plans que nous adoptons ne sont pas exécutés. Ce qui fait que même la planification dans notre système de défense est fragile», a-t-il diagnostiqué.

Et de renchérir: «Nous devons arriver à avoir une vision claire sur le type d’État, de projet que nous voulons pour un pays de 2.345.410 Km², le modèle économique, les ressources à offrir dans les infrastructures, pour que nous arrivions à un pays prospère et de paix. La RD-Congo doit être capable de se défendre vis-à-vis des convoitises».

Sur base de ce diagnostic sans complaisance, le professeur Djoli a détecté la corruption comme la cause profonde de l’affaiblissement de la RD-Congo malade. «Malheureusement, la corruption, c’est la matrice de notre faiblesse à tous les niveaux», a-t-il regretté, prenant l’exemple des pays comme le Ghana, l’Ile Maurice ou encore Singapour qui «ont pris à bras-le-corps cette question de corruption». 

Diagnostic posé, thérapie proposée

De l’avis du porte-parole de l’Assemblée nationale a proposé, la guérison de ce fléau passe par une vraie politique nationale afin de permettre aux ressources de l’État d’être redistribuer de manière équitable. C’est à ce prix qu’il pense sortir le pays du gouffre. «Si nous ne luttons pas contre la corruption, l’improvisation, l’impunité par l’émergence d’une vision claire partagée par tous, il sera difficile de sortir de ces stades de balbutiements», a-t-il insisté.  Le 8ème colloque  du CHESD a été organisé dans un contexte particulier avec l’agression et d’occupation rwandaise dans l’Est du pays.

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