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Kananga change à vue d’œil, un lifting inédit pour la capitale du Kasaï-Central, John Banza Lunda y a fait un tour

La ville se transforme. Le réseau de la voirie urbaine s’élargit, les pelleteuses creusent, les niveleuses lissent. La poussière rouge laisse peu à peu place au bitume noir. Le signal le plus visible de cette métamorphose se trouve au cœur du pouvoir: la principale avenue de la ville, qui concentre les bâtiments administratifs, est désormais complètement asphaltée. Le gouvernorat, les ministères provinciaux et les grandes institutions sont enfin reliés par un ruban d’asphalte neuf.Mardi 23 juin, le ministre des ITP, John Banza Lunda, a fait le tour de la ville. Avenue après avenue, quartier après quartier, il a inspecté ce lifting inédit. L’objectif affiché: désenclaver Kananga et changer le quotidien de ses habitants. Ici, contrairement à la Kalamba-Mbuji à l’arrêt, les chantiers avancent. Les ouvriers s’activent, le goudron fume. Un contraste qui n’a échappé à personne.

Une ville entière en chantier

Car la transformation ne se limite pas à l’artère administrative. Sur plus de 40 kilomètres, la voirie urbaine est éventrée, reprofilée, bitumée. Les travaux, répartis en plusieurs lots, sont pilotés par l’OVD et le BCeCo.Ainsi, sur l’avenue Kasa-Vubu, Arab Contractor pose l’asphalte pendant que, non loin de là, l’avenue Dr Étienne Tshisekedi, ex-Macar, reçoit sa couche d’enrobés. Dans le même temps, le boulevard Mukenge Shabantu subit une rénovation majeure avant d’être bitumé.

Plus loin, l’avenue Bakua Bisamba change de visage: SAFRIMEX y a déjà livré plusieurs tronçons asphaltés. Pendant ce temps, l’avenue Guillaume Lubaya est assainie et équipée d’un éclairage public. Du côté de l’avenue Gécamines, les premiers lampadaires solaires sortent de terre, accompagnés de travaux d’assainissement. La dynamique se poursuit sur l’avenue du Collège, où le bitumage vient de démarrer, tandis que l’avenue Walikale, elle, reçoit sa couche d’asphalte finale. Au-delà de ces grands axes, les pelleteuses sont aussi à l’œuvre sur les avenues Dibanda, Du Sapin, Kinkole ou encore Tshikapa. Même la Route Nationale 1, dans sa traversée de la ville, est concernée par ce vaste plan d’aménagement.

Domestiquer les ravins

Parallèlement au bitumage, les travaux de lutte anti-érosive s’intensifient. Kananga, rongée par des têtes d’érosions menaçantes, voit ses ravins être stabilisés. Gabions, perrés maçonnés, caniveaux et collecteurs: les ouvrages de protection sortent de terre pour sécuriser les quartiers et protéger la voirie neuve. Une réponse concrète à l’un des fléaux historiques de la ville. Entre poussière soulevée et rubans d’asphalte neuf, Kananga vit sa mue. Un lifting urbain qui tranche avec l’immobilisme de la Kalamba-Mbuji, à quelques kilomètres de là.

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