
Le Président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, s’est entretenu, mardi 17 décembre à Kinshasa, avec une délégation de l’Union européenne -UE. La rencontre a tourné autour de la déception exprimée par l’Union européenne suite au boycott du processus de Luanda par le Rwanda, qui a séché la tripartite du week-end dernier. Le Représentant spécial de l’Union européenne dans la Région des Grands lacs, Johann Borgstam, qui a conduit cette délégation auprès de Sama Lukonde, l’a expliqué à la presse au sortir de cet entretien.
«J’ai eu un échange très amical et très constructif avec Monsieur le président du Sénat. Nous nous sommes focalisés sur la déception après ce qui vient de se passer à Luanda le weekend dernier», a-t-il signifié. Selon Borgstam, l’Union européenne a fortement soutenu le processus de Luanda. Et, en tant que tel, il était extrêmement important aux yeux de l’Union européenne que tous les leaders et tous les gouvernements dans la région restent engagés dans ce processus.
«Je crois que les peuples dans la région, surtout ceux dans l’Est de la RD-Congo, qui ont souffert tant et qui continuent de souffrir, méritent un engagement plus sincère de tous les chefs de gouvernement et de tous les Chefs d’État», a-t-il poursuivi.
Le représentant de l’Union européenne dit avoir également partagé avec le président du Sénat le fait que le Rwanda doit retirer ses troupes de l’Est de la RD-Congo et couper tout soutien au mouvement terroriste M23. Mais aussi le fait qu’il faille que le gouvernement RD-congolais cesse sa coopération avec les FDLR et les démantèle. Les deux parties se sont engagées, avec une ferme volonté. Jusqu’ici, Kinshasa a refusé tout dialogue avec les terroristes du M23 soutenu par le Président rwandais Paul Kagame pendant que Kigali cherche à cacher ses actes de génocide en RD-Congo en mettant le M23 à la première ligne.

