
L’Examen national de fin d’études primaires -ENAFEP- a été officiellement lancé, le jeudi 4 juin 2026, sur l’ensemble du territoire de la RD-Congo. La cérémonie s’est tenue à l’Institut Mokengeli, dans la commune de Lemba -province éducationnelle Kinshasa-Mont Amba-, sous la présidence de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, qui a procédé au lancement au nom du gouvernement.
Pour cette édition 2026, 2 353 123 élèves finalistes, dont 48% de filles, prennent part aux épreuves organisées simultanément dans les différentes provinces du pays. Les examens se poursuivent jusqu’au vendredi 5 juin. Dans son adresse, la ministre d’Etat Raïssa Malu a réaffirmé l’engagement du gouvernement RD-congolais à consolider la politique de gratuité de l’enseignement primaire et à garantir l’égalité des chances pour tous les enfants, malgré les défis logistiques liés à l’étendue du territoire national et aux réalités sécuritaires et infrastructurelles de certaines zones.
Organisation et défis logistiques
L’organisation de l’ENAFEP demeure en effet un exercice complexe pour les autorités éducatives, qui doivent assurer la disponibilité des centres, la logistique des épreuves et la supervision sur l’ensemble du pays, y compris dans les zones difficiles d’accès. Les responsables du secteur affirment néanmoins poursuivre les efforts pour améliorer la qualité et l’équité du système éducatif. Face à la presse, l’Inspecteur général de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Hubert Kimbonza, a assuré que toutes les dispositions avaient été prises pour garantir le bon déroulement des épreuves. Il a indiqué que des dispositifs spécifiques ont été mis en place dans l’Est du pays, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, afin de permettre aux élèves de composer dans de bonnes conditions.
Selon lui, des inspecteurs ont également été déployés dans les centres d’examen installés dans certains pays limitrophes, afin de suivre les candidats RD-congolais vivant hors du territoire national. Il a par ailleurs salué les efforts du gouvernement dans la prise en charge des arriérés liés à l’année scolaire 2024-2025, notamment en ce qui concerne le paiement des intervenants du système éducatif. L’Inspecteur général a enfin assuré que des instructions ont été données pour accélérer la correction des copies, dans le but de publier rapidement les résultats et permettre une orientation efficace des lauréats vers l’enseignement secondaire. À travers cette nouvelle session de l’ENAFEP, les autorités éducatives entendent garantir à chaque élève finaliste du primaire l’accès à l’étape suivante de son parcours scolaire dans des conditions jugées plus équitables et mieux organisées.