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Détention d’Aubin Minaku: la CCDH exige l’application stricte des procédures légales

La Chaire congolaise des droits de l’homme -CCDH- intensifie son action. Depuis le mercredi 8 juillet dernier, l’organisation mène une campagne nationale de sensibilisation et de plaidoyer intitulée: «Freedom for Aubin Minaku Ndjalanjoko». Objectif: attirer l’attention des autorités compétentes sur la situation de l’ancien président de l’Assemblée nationale, en détention depuis janvier dernier. Dans un communiqué signé par Me Éloi Mubilansam, coordonnateur national de la CCDH, l’organisation formule quatre exigences claires.

Premièrement, sensibiliser les pouvoirs publics à la nécessité de protéger les droits de l’ancien président de l’Assemblée nationale. Deuxièmement, exiger le respect strict des procédures légales prévues par la Constitution. Troisièmement, informer l’opinion publique sur les enjeux juridiques et humains de ce dossier. Quatrièmement, plaider pour la garantie d’un droit fondamental: celui de recevoir, sans entrave, les visites de sa famille, de ses avocats et de son médecin. «Nous ne demandons ni privilège ni traitement de faveur. Nous demandons l’application de la loi», martèle le communiqué.

L’article 215 invoqué comme boussole

Pour étayer sa démarche, la CCDH s’appuie sur un double fondement: le droit interne, d’abord, avec la Constitution du 18 février 2006, telle que révisée en 2011; le droit international, ensuite, à travers les conventions relatives aux droits de l’homme ratifiées par la RD-Congo. L’organisation met un accent particulier sur l’article 215 de la Constitution. Selon cette disposition, les traités et accords internationaux régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois. Pour la CCDH, les autorités judiciaires et pénitentiaires ne sauraient l’ignorer dans le traitement du dossier Aubin Minaku. Ce nouveau communiqué n’est pas un acte isolé. Il fait suite au communiqué référencé CCDH/CN/01, publié le 20 mai 2026, dans lequel la Chaire avait déjà tiré la sonnette d’alarme.

À travers «Freedom for Aubin Minaku Ndjalanjoko», la CCDH réaffirme son engagement en faveur de l’État de droit et du respect des garanties judiciaires. Elle appelle les institutions de la République à se conformer aux normes constitutionnelles et aux engagements internationaux souscrits par la RD-Congo. «La Chaire entend maintenir la pression citoyenne jusqu’à ce que la justice suive son cours dans le respect des droits fondamentaux», conclut le communiqué. En lançant cette campagne, la CCDH entend rappeler que la détention, quelle que soit la personnalité concernée, doit s’effectuer dans le strict respect de la loi.

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