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Assainissement du milieu académique : Muhindo Nzangi attendu au tournant

Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire -ESU-, Muhindo Nzangi, est déterminé à réorganiser les études supérieures en RD-Congo. Le Warrior s’est illustré en fermant les facultés de Médecine des universités et instituts supérieurs non viables. Cette décision continue d’ailleurs de faire couler encre et salive dans l’opinion. Dans le milieu académique, l’on appelle à l’extension de la décision.

Les états généraux de l’Enseignement supérieur et universitaire tenus récemment à Lubumbashi ont accouché de plusieurs recommandations. La plus phare, la fermeture des facultés de Médecine des universités déclarées non viables, continue de défrayer la chronique. La mesure courageuse du Muhindo a été accueilli diversement par les acteurs de l’ESU. Si certains se sont insurgées contre cette décision, une bonne frange a appelé à son extension.

Dans le lot de facultés qui attendent un toilettage figurent notamment le Journalisme, l’Architecture et le Droit. Ces trois corps de métier, qui s’estiment être tout aussi nobles que la Médecine, attendent leurs cas être étudiés. Un praticien du Droit abordé par «AfricaNews» est convaincu que le milieu universitaire RD-congolais est à assainir. «Nous vivons dans un pays où tout le monde veut faire l’Université, ce qui n’est pas normal. Les mesures salutaires prises en faveur de la faculté de Médecine devraient naturellement être étendues à toutes les facultés», a-t-il souhaité. Et d’ajouter: «La preuve est qu’aujourd’hui certains barreaux n’acceptent que les diplômés de certaines universités».

Les journalistes ne sont pas en reste. Ils décrient l’exercice du métier par des personnes ne respectant le code d’éthique et déontologique de la profession. A cela s’ajoutent la floraison des écoles de Journalisme à tout bout de champ. Que dire de l’Architecture? Malgré la création récente de l’Ordre national des architectes -ONA-, le problème semble toujours pas résolu. Certaines personnes responsabilisent le gouvernement central qui ne suit jamais à la loupe la manière dont certains alma maters organisent les cours dans ce secteur.

Les autres pensent qu’il faudra également procéder à la fermeture des universités non viables. «Un journaliste est un citoyen du monde entier. Je suis médecin mais je sais qu’un journaliste est celui qui est impartial devant les faits. Il est au milieu du village. Mais, aujourd’hui, la plupart d’hommes des médias sont devenus flagorneurs», déplore Alain Mbangi, médecin basé à Lubumbashi. Puis: «Comme la faculté de Médecine est fermée dans plusieurs universités non viables, je demande au ministre de l’ESU d’étendre la démarche».

Le ministre Muhindo Nzangi a donc du pain sur la planche. Il est attendu au tournant alors qu’une certaine opinion soupçonne un acharnement sur la faculté de Médecine.

Triomphe EFONGE

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