
Prenant une part active aux travaux de printemps de la Banque mondiale à Washington aux Etats-Unis d’Amérique, la RD-Congo a réclamé une justice dans le secteur du climat au regard de la dimension de ses forêts. Dans son plaidoyer, la délégation RD-congolaise a fait savoir que la protection des forêts tropicales ne peut plus reposer uniquement sur les pays qui les abritent. Dans son adresse, la ministre déléguée à l’Environnement, Arlette Bahati, a insisté sur la nécessité et l’urgence d’une reconnaissance concrète du rôle joué par la RD-Congo dans la régulation du climat à travers le monde.
Elle a fait savoir qu’aux côtés du Brésil et de l’Indonésie, la RD-Congo constitue l’un des principaux puits de carbone de la planète qui contribuent à absorber une part importante des émissions globales alors même qu’il figure parmi les faibles émetteurs.
«Face à cette réalité criante, la République démocratique du Congo plaide pour une justice climatique: les pays reconnus responsables du réchauffement sont appelés à soutenir financièrement les efforts de conservation des forêts tropicales», a-t-elle souligné.
Le Fonds pour les forêts tropicales -TFFF- qui est encore en phase de consolidation est perçu comme un levier clé doit être opérationnel et accessible. Ce n’est pas tout. Kinshasa, au-delà des engagements de principe, a également plaidé pour la mise en place des mécanismes de financement plus justes, durables et adaptés aux réalités locales.
A en croire la délégation RD-congolaise, l’enjeu est de préserver un patrimoine écologique vital pour la planète tout en garantissant des retombées économiques pour les populations qui en dépendent effectivement. En marge de ces assises, la ministre déléguée à l’Environnement a encore pris part, sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa, à une réunion sur le corridor de Lobito qui est un projet régional aux implications économiques et environnementales, sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa.
Cette participation a permis à Kinshasa de ne plus rester que sur la défense de ses forêts, mais il a exigé toujours et toujours une reconnaissance équitable de son rôle moteur dans la stabilisation du climat mondial. En clair, la RD-Congo a martelé sur le rééquilibrage des responsabilités entre les pays nordistes et sudistes. Elle a tenu mordicus à une justice climatique pour ses forêts.
