
Un mois seulement après la réussite de sa toute première émission d’Eurobond, la RD-Congo en ressent déjà les effets sur le marché financier local. Ces retombées portent principalement sur l’allongement de la maturité des obligations, passée de 18 à 24 mois, ainsi que la baisse du taux d’intérêt, ramené à 8% l’an contre 9% auparavant. Ces deux évolutions majeures ont été constatées en début de semaine à l’occasion de la reprise des opérations d’émission des bons et obligations du Trésor sur le marché intérieur.
Mardi, le gouvernement, à travers le ministère des Finances, a réussi la première adjudication des obligations du Trésor libellées en dollar américain avec une maturité de deux ans. C’était la toute première opération de ce type depuis l’entrée du pays sur les marchés internationaux des capitaux, début avril dernier. Selon un communiqué officiel du ministère des Finances publié mercredi, près d’USD 87 millions ont été soumis par des investisseurs alors que le montant attendu a été d’USD 70 millions, soit un taux de couverture du montant mis en adjudication de 123,7%.
«Ces résultats positifs marqués, d’une part, par l’allongement de la maturité de 1 an et 6 mois à 2 ans et, d’autre part, par la diminution du taux d’intérêt de 9% à 8%, reflètent les effets de l’entrée réussie de la République démocratique du Congo sur les marchés internationaux des capitaux et de la stabilité du cadre macroéconomique», indique ce communiqué.
En outre, ces premiers effets post-Eurobond, selon des observateurs, témoignent d’un regain de confiance des investisseurs bancaires et non bancaires envers les titres publics RD-congolais. Les mêmes observateurs ont soutenu également que ces retombées traduisent une amélioration progressive de la perception du risque souverain de la RD-Congo sur les marchés financiers, dans un contexte marqué par une stabilité macroéconomique renforcée et des réformes engagées dans la gestion des finances publiques.
À travers cette dynamique, le gouvernement entend poursuivre ses efforts afin d’améliorer davantage les conditions de financement de l’État, renforcer la crédibilité de la signature souveraine du pays et consolider la confiance des investisseurs sur les marchés des capitaux, estime-t-on dans le sillage du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.

