A Abidjan, les partenaires de la RD-Congo adoptent une feuille de route pour réaliser le projet Inga 3

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C’est un pas de plus que vient d’effectuer le projet Inga III. A Abidjan, les partenaires de la RD-Congo, dont la Banque africaine de développement -BAD-, se sont donnés rendez-vous en marge d’un atelier ayant accouché d’une feuille de route pour le développement du projet Inga 3 dont la capacité est de 4.800 Mw. Eustache Muhanzi et Sele Yalaghuli, respectivement ministre d’Etat aux Ressources hydrauliques et électricité et ministre des Finances, ont représenté la RD-Congo lors de cet atelier, organisé du 13 au 14 janvier 2020 et devant finalement impulser le lancement du projet Inga 3 dont la vocation est d’alimenter le continent africain. Au menu de ces assises, l’état des lieux général, la revue du processus de sélection du partenaire privé, la revue de la demande, le partage d’expérience sur le montage de projets en PPP, la définition de la feuille de route consensuelle pour le développement du projet Inga 3. A la suite de l’adoption de cette feuille de route, la RD-Congo a lancé le processus de recrutement d’un partenaire privé pour la réalisation du projet Inga III avec l’appui d’un groupement de conseillers juridiques, techniques et financiers, financé par la BAD. La même BAD qui intervient déjà dans l’exploitation du site d’Inga en participant, avec d’autres partenaires techniques et financiers, au financement de la réhabilitation des unités de production des centrales d’Inga I et Inga II. Aux assises d’Abidjan, les participants ont partagé leur point de vue et ont émis des recommandations, focalisées sur le développement optimal du site d’Inga. Les études, menées en 2012, ont rapporté que le coût estimatif du projet Inga 3 est d’USD 12 milliards USD. Ce coût prend en compte une centrale hydroélectrique de 4.800 Mw répartie entre l’Afrique du Sud -2.500 Mw-, les miniers de la RD-Congo -1.300 Mw- et le réseau national -1.000 Mw- et des lignes d’évacuation vers l’Afrique australe. Les participants ont reconnu que l’énergie constitue une richesse incontestable pour les pays ainsi que la clé du développement économique et social. Selon des experts, le potentiel d’énergie hydroélectrique d’Afrique est estimé à 1.000 milliards kwh/an. Et, seuls 8% sont utilisés. Ainsi, ils ont soutenu que la matérialisation du projet Inga est une alternative qui s’impose aussi bien pour la RD-Congo que pour toute l’Afrique. De leur avis, Inga III, ressource hydroélectrique, propre, renouvelable et à moindre coût, devrait permettre de garantir une autosuffisance en matière d’énergie électrique. Cet argument se fonde sur l’immense potentiel électrique que regorge la RD-Congo dont la part économiquement exploitable est évaluée à hauteur de 100.000 Mw, avec environ 45% pour le site d’Inga et 2% -351 Mw à Inga I et 1 424 Mw à Inga II- déjà mis en valeur à ce jour.

LOI