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[Sondage] 80% de Kinois appuient les actions du FPI

Le comité de gestion du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) subit depuis quelques semaines des attaques dans une certaine presse et des poursuites judiciaires de la part de certains de ses débiteurs insolvables. Non content d’avoir été dépossédés de leurs concessions qu’ils ont hypothéquées, ces derniers multiplient des attaques ciblées contre le Directeur général du FPI, Patrice Kitebi qu’ils traitent de tous les maux du monde. A Kinshasa, l’on désapprouve totalement cette situation. C’est ce qu’atteste notre dernier sondage. Se disant satisfaits des mesures prises par le FPI pour contraindre ses créanciers insolvables à payer leurs créances grâce notamment à un partenariat solide établi avec les instances judiciaires nationales, 80% des Kinois estiment que le FPI n’a rien à se reprocher. L’autre grand enseignement de ce baromètre est que les Congolais reconnaissent de manière quasi-unanime que, le Fonds de Promotion de l’Industrie a de temps en temps accordé des mesures de clémence aux débiteurs pour les aider à payer leurs créances. Aussi, il a prévu une série d’accompagnement de tous les projets pour leur réalisation contrairement à ce que prétendent des débiteurs insolvables dans la presse. Les répondants ont classé les promoteurs débiteurs du FPI à trois catégories à savoir, celle des débiteurs consciencieux et responsables qui, après avoir rencontré des difficultés, ont demandé de l’aide au FPI qui a réagi promptement; celle des débiteurs qui ont réellement réalisé leurs projets malgré les difficultés et la dernière catégorie des débiteurs insolvables très mal motivés qui, en lieu et place de payer leurs créances, distillent des insultes dans les médias contre les gestionnaires du FPI.

Ce, après avoir réalisé des hypothèques tant à Kinshasa que dans les provinces conformément au droit OHADA. Ce sondage a été mené dans la capitale RD-congolaise du 30 juillet au 2 août 2019 auprès de 1.000 personnes habitant les communes dans lesquelles sont situées les propriétés hypothéquées; les travailleurs des entreprises publiques génératrices des recettes; les operateurs économiques; les étudiants du secteur économique -UNIKIN, ENF, ISC. Après stratification des données récoltées sur le terrain selon les différentes couches des interviewés, il ressort de cette enquête que les mesures prises par le FPI bénéficient encore du soutien de la population. Cette dernière interrogée reconnait que parmi les griefs retenus contre les promoteurs dont les immobiliers ont été récupérés, il y a entre autres le fait de n’avoir pas respecté l’échéance de remboursement de crédits, la non- réalisation du projet ou la réorientation de celui-ci sans l’autorisation préalable du FPI. D’autres n’ont pas satisfait aux exigences du FPI au temps en termes de cahier de charges présenté au moment de l’octroi du prêt ainsi qu’au respect des échéances de remboursement convenues. La population kinoise est convaincue qu’en coinçant ses débiteurs insolvables, le FPI soutient la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a fait de la lutte contre la corruption et l’anarchie un des axes phares de son quinquennat. Parmi les immeubles récupérés, on peut citer Ruben Hôtel, un immeuble de 4 niveaux situé dans la commune de la Gombe et appartenant au projet PIC dont le promoteur devait au FPI 1.994.000 USD, une villa d’un étage située au numéro 3807 avenue de la Gombe dans la commune qui porte le même nom appartenant à une créancière du FPI qui avait obtenu un financement de l’ordre de 3 millions de dollars américains pour réaliser une usine de purée de tomate et de jus concentré. Dans la même avenue, au numéro 146, un bâtiment a été récupéré à la suite de la non-réalisation du projet «Médiaprite». Également dans le centre-ville de Kinshasa, un bâtiment situé au numéro 5 de l’avenue Nyuki appartenant au projet Métalaunium. Il y a aussi un appartement hypothéqué situé au troisième niveau de l’immeuble Beautour, l’immeuble Mojobe appartenant au projet Mojobe situé au numéro 12 de l’avenue des Brasseries à Limete; un bâtiment de deux étages à Binza Delvaux situé sur l’avenue Bolobo, une parcelle avec une maison d’habitation appartenant à l’établissement B Pharma à Lemba Salongo, le Complexe Lokole 1, 2 et 3 des établissements Lokole à Lemba sont aussi à citer; un immeuble d’un niveau de GM6 situé sur l’avenue Lukula n°311, dans la commune de Bandalungua, une maison d’habitation de Boss Bunien située au numéro 32 de l’avenue Ikuku à Lemba Righini, Belde Record, un immeuble d’un niveau d’habitation situé au numéro 11 avenue Mapela quartier 8, dans la commune de N’Djili. Recyclon, une parcelle avec une maison d’habitation située dans la commune de Ngiri-Ngiri a été aussi récupérée tout comme la concession Manoa située à Kinkole, dans la commune de la N’Sele, appartenant au projet Manoa SPRL.

Le comité digestion du FPI encouragé à poursuivre la traque des insolvables

Alors que la plupart de ces créanciers insolvables restent calmes, certains d’entre eux pourtant déboutés devant les instances judiciaires ont opté pour la diabolisation des dirigeants du FPI, particulièrement son Directeur général Patrice Kitebi, dont ils trainent le nom dans la boue. Pour la population kinoise, il faut mettre fin à cette injustice en saisissant la justice. C’est en tout cas le souhait de 65% des répondants pour qui, le dialogue n’est plus permis avec ces débiteurs aux abois. Ils justifient cette position par le fait que les attaques dans une certaine presse et de procès fantaisistes contre le numéro un du Fonds de promotion de l’industrie ont porté un coup à l’image de cet établissement public qui a perdu 5 points dans l’opinion. Mais 35% des répondants déconseillent aux dirigeants du FPI de donner trop d’importance à ces débiteurs insolvables aux abois qui, selon eux, ne peuvent plus rien et seront bientôt fatigués. Toutefois, les uns et les autres sont unanimement d’accord sur un point: le FPI doit continuer à coincer d’autres débiteurs insolvables pour ne pas donner l’impression d’une certaine impartialité. Ils sont convaincus que la meilleure manière pour le DG du FPI de soutenir la vision de Fatshi dans la lutte contre la corruption et le détournement consiste à ne pas baisser la garde mais en continuant à recourir aux voies légales pour recouvrer les crédits accordés aux débiteurs. Ils lui demandent d’accélérer les procédures en cours. Quitte à procéder à la vente de leurs propriétés hypothéquées.Les Points

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