Le CSAC et l’UNICEF invitent les médias à traiter davantage la question de l’enfant

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L’intérêt des médias RD-congolais aux situations des enfants pourrait changer beaucoup de choses. Ce qui susciterait l’intervention des décideurs et autres partenaires. C’est ce qu’estime l’UNICEF qui s’est appuyé au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication -CSAC- qui a mené une étude de monitoring dans ce sens. Limité dans le temps, ce travail s’est étendu du 12 au 21 juillet dernier où les contenus de 5 télévisions, 3 radios, 3 journaux et 3 médias en ligne ont été minutieusement étudiés.

 

Dans l’objectif de se faire une idée de la manière dont les médias traitent les questions relatives à l’enfant, le CSAC vient de mener une étude intitulée «Monitoring et analyse générale des mots-clés et du ton utilisé sur la situation de l’enfant dans les médias opérant à Kinshasa». Ce travail a été présenté à la presse mercredi 13 décembre en présence d’une représentante du bureau de l’UNICEF/RD-Congo. Il se révèle que dans la période sous examen, 26 mots-clés ont été utilisés sur les 50. Parmi ces mots-clés, il s’agit entre autres de la protection de l’enfant, école et village assainis, politique sociale, enfants associés aux groupes et forces armés, justice pour enfant. Donc un taux d’apparition de 52%, représentant les 26 mots-clés utilisés. En termes clairs, 58 éléments ont été utilisés par les médias repris dans l’étude durant la période sous examen. 21 de ces 58 éléments ont eu comme de source de l’information l’UNICEF, soit un taux de 36%. Le reportage, comme genre journalistique, a été le type de traitement de l’information sur l’UNICEF le plus utilisé.   Faisant l’économie du résultat de l’étude, la conseillère Maguy Kinkela, présidente de la sous-commission contrôle des médias, a indiqué que le ton utilisé dans la période sous-examen renseigne que les médias ont traité positivement l’information sur l’UNICEF, avec un taux positif de l’ordre de 51% contre 44% du ton neutre et 4% du ton négatif. Concrètement, pour le ton positif, les résultats enregistrés se présentent comme suit : télévisions 50%, radios 94%, presse en ligne 11,50%, presse-écrite 0% et les émissions spécialisées 100%. Ce qui représente une moyenne de 50%, précise l’étude.  En termes de recommandation, le CSAC a, entre autre, invité l’UNICEF à organiser des séminaires à l’intention des journalistes, de faciliter les titres de voyage aux professionnels des médias et de mettre régulièrement à leur disposition les documentations. Aux médias, le régulateur en appelle à l’ouverture d’une rubrique dédiée à l’enfant dans chaque média, de produire davantage des émissions éducatives, faire participer l’enfant dans les productions. Aussi, le CSAC reconnait qu’il doit renforcer le partenariat avec l’UNICEF en vue d’étendre les monitorings pour comprendre si réellement la place réservée à l’enfant dans les médias est respectée.

Avec cet échantillonnage aléatoire, l’autorité de régulation a pu étudier le comportement des médias dans le traitement des questions de l’enfant qui ne se limiterait essentiellement aux événements consacrés à l’enfant.

Laurent OMBA

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