Le BLAISAC salue le leadership d’Agnès Mwad

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Durant trois jours, soit du lundi 09 au vendredi 11 septembre 2019, Kinshasa s’est érigé en capitale africaine de la sécurité sociale à l’occasion du 4ème Séminaire technique du Bureau de liaison de l’association internationale de le sécurité sociale pour l’Afrique centrale -BLAISAC- organisée en partenariat avec la Caisse nationale de sécurité sociale -CNSS- de la RD-Congo. Des échanges fructueux entre professionnels de la sécurité sociale de la sous-région sur les obstacles et possibilités pouvant conduire à «l’harmonisation des législations de protection sociale». Ayant connu la participation de plusieurs délégations des organismes de sécurité sociale venus des pays de l’Afrique centrale -RCA, Gabon, Congo et RD-Congo- mais également de la Caisse de retraite du Comores, ces travaux se sont articulés en cinq phases. Au total, 10 recommandations ont été formulées à l’intention des séminaristes. Faire de l’harmonisation des textes une priorité, signer des accords bilatéraux, intégrer les lignes directrices dans l’élaboration des textes législatifs et impliquer le top management dans leur vulgarisation, encourager les formations diplômâtes sur les lignes directrices de l’AISS,… sont parmi les lignes inscrites dans le cahier de recommandations.

Nouvelle victoire pour Agnès Mwad

Pour Romaric Ghislain Youmou, DG de la CNSS/Gabon et président du Comité directeur du BLAISAC, la tenue de ces assises à Kinshasa est une nouvelle victoire pour Agnès Mwad, DG de la CNSS/RD-Congo qui excelle, selon lui, par «son leadership» et sa participation active aux activités du BLAISAC. Toutefois, il a émis le souhait de voir la RD-Congo s’intégrer davantage dans le réseau d’échanges d’expérience dans une démarche de transversalité. Il faudra par ailleurs préciser qu’un état des lieux suffisamment exhaustif sur l’ensemble des dispositifs législatifs et règlementaires a été fait. Ceci dans l’optique d’esquisser des pistes de solutions pour tendre vers l’harmonisation desdits dispositifs avec comme finalité, garantir un service de prestation sociale efficace et équitable.

La sécurité sociale, un droit inhérent à la personne humaine

En présence de Néné Nkulu Ilunga, ministre d’Etat, ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale, le 4ème séminaire technique du BLAISAC s’est clos mercredi 11 septembre en la salle Le capitole de Kin Plazza à Gombe. Dans son mot de clôture, Néné Ilunga a rappelé la place de choix qu’occupe le bien-être social dans le programme du gouvernement Ilunkamba, dont elle est membre. «Le gouvernement a toujours considéré la protection sociale comme un droit inhérent à la personne humaine mais également comme un levier important de la politique économique et sociale de notre population», a fait savoir la ministre d’Etat. Puis: «Le gouvernement apprécie à sa juste valeur la tenue à Kinshasa du présent séminaire. Il profite de cette occasion pour joindre sa voix à celle du DG de la CNSS pour saluer le travail titanesque abattu par le président du Comité directeur du BLAISAC ainsi que par l’Officier de liaison». Pour clore son propos, Néné Ilunga a invité les séminaristes à «tirer les plus grands avantages de diverses expériences racontées et de s’en approprier». Hôte de ces assises, le DG de la CNSS/RD-Congo a, dans son mot, rappelé l’intérêt majeur de la thématique choisie car, a-t-elle rappelé, la sécurité sociale est un droit inhérent à la personne humaine. «La sécurité sociale apparaît comme un véritable facteur de développement dans une société moderne», a précisé Agnès Mwad. Cependant, le rôle dévoué à la sécurité sociale ne peut être rempli de manière efficace et efficiente que si les dispositifs légaux de chacun des organismes s’alignaient sur les normes supranationales édictées par les instances intervenant dans le domaine de la sécurité sociale. Dès lors, il appartient aux CNSS et équivalents de veiller à la cohérence des législations. Pour le cas de la RD-Congo, Agnès Mwad s’est réjouie de la réforme du régime général de la sécurité sociale datant de 2015 qui, à l’en croire, apporte de nombreuses innovations entre autres l’extension de la couverture, la structure et les principes de gouvernance, l’institution de nouvelles prestations et, enfin, les paramètres de calcul des cotisations et des prestations sociales. «La nouvelle législation qui régit la CNSS, du reste jugée conforme par les experts du BIT, est en phase de mise en œuvre et ce, en dépit des contraintes inhérentes à l’implémentation d’une reforme de cette envergure», a fait savoir Agnès Mwad, visiblement satisfaite de résultats et conclusions du séminaire. «Il appartient désormais à chacun d’être efficace et performant dans l’application de recommandations», a-t-elle conclu. Même son de cloche de la part du BLAISAC. Le président de son comité directeur a averti sur la non application des conclusions. Il a formulé le souhait que les recommandations issues de ce séminaire ne demeurent pas de simples effets d’annonce. En plus de la CNSS, d’autres institutions RD-congolaises œuvrant dans le secteur de la sécurité sociale notamment la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’Etat -CNSSAP- et le Mutualité des enseignants de la RD-Congo -MESP- ont également pris part à ces assises.

Plateforme de partage d’expériences

Le séminaire technique du BLAISAC est une plateforme de partage d’expériences sur les difficultés auxquelles les caisses de la sous-région Afrique centrale sont confrontées. Des brevets ont été décernés à tous les participants, en plus de quelques cadeaux souvenirs offerts par la CNSS/RD-Congo.

Dandjes LUYILA

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