Jean de Dieu Muamba: «Soulager les malades et les voir guérir, c’est mon désir»

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Soigner les malades et les voir guérir est pour tout médecin, une véritable passion. C’est aussi un sacrifice dans la mesure où beaucoup d’entre eux ont payé de leur vie. Jean de Dieu Muamba est de ces personnes qui pensent, jour et nuit, à sauver des vies humaines. «La médecine est une passion, c’est ce que j’avais toujours rêvé de faire. Je me considérais médecin alors que j’étais encore en bleu blanc», a déclaré ce médecin   anesthésiste et réanimateur.

Tous les jours, le Dr Jean de Dieu Muamba pense aux malades, aux personnes qui attendent des soins pour voir leur santé se rétablir. «Ce que j’aime dans ma vie,  c’est soulager les personnes malades, les voir guérir. J’aime apporter assistance aux gens en danger dont la santé inquiète», a expliqué cet ancien de l’Université de Kinshasa -UNIKIN.

Né à Kinshasa, le 16 janvier 1960, d’une famille de 8 enfants dont il est le 4ème, ce médecin de 59 ans est marié à Annie Mushiya. Médecin, anesthésiste et réanimateur, il est tout cela à la fois. Fils de Michel Konga et de Elisabeth Shako, Jean de Dieu Muamba est originaire de la province du Sankuru. Sur le plan professionnel, l’homme a non seulement de l’expérience, mais aussi de la maîtrise. Ce qui fait de lui un médecin anesthésiste et réanimateur digne de ce nom. «Docta» comme aiment l’appeler ses amis et connaissances. Ses 68 Kg se justifient sûrement par le fait qu’il aime manger le fufu accompagné des mets bien cuits. «J’aime le fufu accompagné de tout ce qui est bien préparé. Je n’aime pas la fougère ou le gombo», a soutenu ce médecin dans un ton calme. Du haut de son 1,65 m, il chausse le n°42. Médecin depuis 2007, il s’intéresse tout d’abord à son travail avant de penser à la détente comme toute autre personne. «Pour ma détente, c’est clair que j’adore la musique religieuse», a-t-il précisé. Au point de connaître les difficultés rencontrées dans son métier, Jean de Dieu Muamba a été très précis: «le soin d’équipement des hôpitaux et le degré de pauvreté de la quasi-totalité des malades. Nos hôpitaux sont sous équipés, il y a un problème de matériels. La médecine évolue en grande vitesse mais nos hôpitaux n’ont pas encore atteint la ligne de la médecine proprement dite». Dans son quotidien, ce professionnel de la blouse blanche fréquente ou préfère vivre avec des personnes sincères parce qu’il déteste les mensonges. Sa vie est un rêve devenu une réalité. Serviteur de Dieu, il est responsable du ministère dénommé «Jeunes pour la vie». «Au Campus, j’ai commencé par la faculté des Sciences, département de Biologie où j’ai arrêté volontairement en troisième graduat pour aller en Médecine et tout reprendre parce que mon rêve était d’être médecin un jour», a-t-il expliqué. Et de continuer: «le texte que nous avons appris en quatrième littéraire intitulé ‘’Ferio cupio medicus’’ avait renforcé mon rêve du métier que j’exerce aujourd’hui». Très calme, il préfère la couleur bleu de nuit. Bien qu’il parle lentement, Jean de Dieu Muamba chante beaucoup pendant qu’il soigne les malades. En fait, chanter est devenu pour lui un tic, une habitude.Miriam MBUESHI

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