Le MSR/Lumbi contredit Olenghankoy

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En réaction aux résolutions du Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre -CNSA- dépossédant Pierre Lumbi de la direction du Mouvement social pour le renouveau -MSR-, Dieudonné Bolengetenge Balea, secrétaire exécutif national du MSR/Lumbi, a tenu une conférence de presse jeudi 22 mars 2018.

Bolengetenge a invité le ministre de l’Intérieur à annuler l’arrêté pris dans l’illégalité le 23 janvier 2016 et à publier, dans la liste actualisée des partis politiques, le nom du MSR présidé par Pierre Lumbi. Cette invitation puise ses racines dans la «non-conformité» des décisions prises par le ministre de l’Intérieur. Rappelant les faits, le secrétaire exécutif a avancé: «Le Mouvement pour la nouvelle République -MNR- est enregistré en tant que Parti politique par l’Arrêté ministériel No 91.402 du 19 avril 1991. Le 15 février 2006, l’Assemblée extraordinaire du MNR s’est réunie conformément aux statuts et a pris d’importantes résolutions dont le changement d’appellation -du MNR au MSR- et la nomination du Comité national et des membres habilités à engager le parti. Conformément à la Loi en vigueur, ces modifications ont été authentifiées et déclarées au ministère de l’Intérieur».

En se référant à l’article 33 de la loi no04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, Bolengetenge argue: «Les partis politiques enregistrés sous les régimes successifs de la Loi no 90-.007 du 18 juillet 1990 telle que modifiée et complétée par la Loi no 90-009 du 18 décembre 1990, du Décret-Loi no 194 du 29 janvier 1999 et de la Loi no 001/2001 du 17 mai 2001 continuent à jouir de leur personnalité juridique et à fonctionner dans le cadre de la présente Loi».

Il a ainsi mis en exergue différents faits qui témoignent de l’enregistrement du MSR au ministère de l’Intérieur. Il s’agit entre autres de la publication, au numéro 120 de la liste actualisée des partis politiques autorisés à fonctionner en RD-Congo en mars 2006 -laquelle liste, selon Bolengetenge, a été transmise à la Commission électorale indépendante -CEI-, de la note du ministère, signée par le secrétariat général aux relations avec les partis politiques à l’attention de la Cour suprême de justice le 31 janvier 2012 confirmant l’enregistrement au ministère et le fonctionnement du MSR conformément à la Loi, etc.

Au regard de tous ces détails, le secrétaire exécutif du MSR estime que la signature d’un arrêté au 23 janvier 2016 portant enregistrement d’un parti politique de même dénomination alors que le premier n’est pas dissout, est faite au mépris des textes légaux en vigueur. Il a fait allusion à l’article 7 qui stipule: «Aucun parti politique ne peut adopter la dénomination, le sigle, les symboles et autres signes distinctifs d’un autre parti politique déjà enregistré par l’autorité publique compétente sous peine de sanction prévues par la Loi».

Dieudonné Bolengetenge est d’avis que les préjudices causés à son parti sont énormes. «Cependant, les instances dirigeantes du MSR ont préféré, vu le contexte de crise, de gérer avec responsabilité cet état des choses, caressant l’espoir d’un retour à la normale à la lumière de la loi et de l’Accord politique de la Saint-Sylvestre», a dit le secrétaire exécutif du MSR. Et de prévenir: «Si le ministère entérine le choix de la violation des dispositions de l’Accord, au su et au vu de tout le monde, cela ne saura certainement contribuer à l’apaisement».

Il a exhorté les membres, cadres et militants du MSR ainsi que tous les RD-congolais épris de paix et de justice, à la sérénité et à la vigilance et leur a demandé de maintenir intacte leur confiance dans les organes centraux du MSR qui suivent minutieusement ce dossier.

Laurent OMBA

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