Dédoublement de l’AFDC-A au Parlement: Bahati crie à la violation des lois de la République

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Le feuilleton AFDC-A est loin de se clôturer. Et pour cause: les ambitions politiques ne font que se manifester au mépris de la loi et du bon sens. La vérité qui est bien connue souffre d’application laissant ainsi la place à la duplicité, pire à la loi du plus fort. Le regroupement politique Alliance des forces démocratiques du Congo -AFDC/A se dispute la légalité avec une frange de dissidents. Depuis la crise née de partage des postes au sommet des institutions, le climat s’est altéré entre les amis d’hier. Pendant qu’une aile est restée fidèle à Modeste Bahati, président de la Conférence des présidents, une autre a décidé de faire allégeance au Front commun pour le Congo -FCC- dirigé par Joseph Kabila. Tout est parti de la revendication, du reste fondée au vu de son poids politique, de Bahati de diriger une institution de la République -gouvernement, Assemblée nationale ou le Sénat. Déclarée deuxième force politique à l’issue des élections du 30 décembre 2018, l’AFDC-A était en droit de lorgner un butin postélectoral. Dès lors, une dissidence a vu le jour et met en mal la survie de ce regroupement politique. C’est ainsi que réunie, jeudi 17 octobre 2019 à l’Hôtel Meriba à Kinshasa/Gombe, la Conférence des présidents des partis et personnalités politiques, élargie aux sénateurs, députés nationaux et députés provinciaux de l’AFDC-A, a examiné l’actualité politique de l’heure en RD-Congo et la situation de ce regroupement politique. A l’issue de cette réunion, la Conférence des présidents, organe suprême des décisions de l’AFDC-A, a réaffirmé et renouvelé sa confiance totale à son président national et autorité morale statutaire, le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, le seul censé avoir la qualité d’engager l’AFDC-A vis-à-vis des tiers, des institutions de la République et des organisations de la Société civile. «La Conférence des présidents dénonce le climat d’insécurité tant sur le plan physique que professionnel dans lequel se retrouvent les gouverneurs, vice-gouverneurs, ministres provinciaux, élus, mandataires publics et tous ceux qui sont restés fidèles à la légalité et n’ont pas voulu rallier le camp des dissidents», lit-on dans la déclaration de l’AFDC-A du jeudi 17 octobre. Ladite Conférence a mis en garde «tous ceux qui continuent à utiliser illégalement, sans droit ni titre, le logo et autres insignes de visibilité, propriétés exclusives du regroupement politique AFDC-A et, ce, en violation des lois de la République». Elle a noté que l’AFDC-A reste une et indivisible sous l’autorité de Bahati Lukwebo. Elle a également rappelé qu’en date du 18 juillet 2019, «l’AFDC-A avait introduit une plainte au Parquet général près la Cour de cassation contre ces usurpateurs pour tentative de dédoublement de l’AFDC-A et débauchage de ses membres. Ce dossier suit son cours normal au niveau de cette instance judiciaire». Puis, cette  Conférence a dénoncé «la violation intentionnelle des Règlements intérieurs de deux chambres du Parlement en ce que, d’un côté, à l’Assemblée nationale, le groupe parlementaire AFDC-A est dédoublé par un autre groupe dénommé AFDC-A/FCC, et, de l’autre, au Sénat où l’AFDC-A est privé de ses droits de se constituer en groupe politique». Une attitude considérée comme «des mesures de représailles à l’endroit du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, pour avoir usé de ses droits et libertés garantis par la Constitution de la République en se présentant comme candidat au poste de Président du Sénat». Tout sera mis en branle pour que justice soit faite. Ci-dessous, la déclaration de l’AFDC-A.

CB

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