La vision de Ngobila pour Kinshasa

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Gentiny Ngobila Mbaka est le désormais gouverneur élu de la ville province de Kinshasa. Il n’est pas novice dans la gestion de la respublica. Ngobila est le tout dernier chef de l’exécutif provincial de Maï-Ndombe. Pour la ville de Kinshasa, il dit de mettre à contribution son expérience politique et ses qualités d’entrepreneur afin de booster le développement économique et social de la capitale RD-congolaise. En attendant son discours-programme lors de son investiture, le gouverneur élu a dévoilé les grands axes de sa vision pour Kinshasa. Dès la prise des fonctions, Gentiny Ngobila va déclencher sa machine en faveur de l’assainissement de la ville, l’amélioration des infrastructures routières et la lutte contre le banditisme urbain communément appelé «kuluna».Pour y arriver,il vient avec des méthodes nouvelles et idoines. Il compte également s’investir dans l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services sociaux de base de la population ainsi que dans le développement des activités économiques et la création d’emplois pour les jeunes et les femmes. 

La ville province de Kinshasa a un nouveau management. Il s’agit de Gentiny Ngobila Mbaka, vainqueur à la prestigieuse élection des gouverneurs face à ses adversaires de taille. Le désormais gouverneur de la ville de Kinshasa vient avec un programme quinquennal de gouvernance séduisant, susceptible de booster le changement dans la capitale RD-congolaise sur plusieurs plans. Reconnaissant que la plupart des problèmes relèvent des politiques structurelles au niveau du gouvernement central tandis que les conséquences au quotidien retombent sur la ville, Ngobila estime que Kinshasa nécessite la mise en place d’une stratégie de dialogue à la fois avec le sommet et la base. «C’est le dialogue politique et social», assure-t-il. Pour ce faire, il propose des innovations:l’institution d’une plate-forme de concertation permanente entre le gouvernement central et la ville pour régler les problèmes de la ville; la mise sur pied d’un vrai système de gestion à l’Hôtel de ville de Kinshasa. Ici, il compte recourir à l’expertise d’un corps de professionnels RD-congolais à savoir: le Conseil permanent de la comptabilité au Congo pour la mise en place préalable d’un système comptable au sein de l’administration. Dans la même optique, il va renforcer les capacités financières de la ville avec le recrutement de quelques jeunes cadres qui seront envoyés à l’étranger pour apprendre en quelques mois les vrais rudiments d’une bonne gestion de la ville. «Tout le personnel engagé dans la mobilisation et l’utilisation des ressources sera recyclé. Ce processus va s’étendre progressivement dans les 24 communes», annonce-t-il. Gentiny Ngobila va également exploiter la coopération. Pour lui, Kinshasa peut jumeler avec d’autres grandes métropoles pour profiter de leurs expériences dans la mobilisation des ressources et la gestion de grandes villes.Par ailleurs, il rassure qu’il ne sera nullement question de réinventer la roue dans la mesure où il va aussi s’inspirer de certaines expériences positives passées dans la gestion de la ville de Kinshasa telles que celles de la coopération avec les privés kinois instaurée par le gouverneur Kabaidi. Il n’exclue pas la possibilité de s’inspirer de l’expérience de certaines villes comme Dakar ou Paris en matière d’éclairage public, de voirie et énergies renouvelables tout comme Ouagadougou en matière de reboisement. Ngobila promet de mettre en place une banque provinciale pour, d’une part, collecter l’ensemble des taxes, impôts et autres ressources de la ville et, d’autre part, organiser le financement des activités économiques,entre autres l’entreprenariat des jeunes et des femmes.

Création d’une véritable police provinciale d’hygiène et d’assainissement

le volet salubrité et hygiène visant à assainir l’environnement urbain et maintenir la ville propre; le volet écologie qui sera axé sur la préservationde l’écosystème en s’inscrivant dans une perspective de gestion rationnelle et recyclage de déchets; le volet fiscalité verte qui vise à créer un fonds pour le financement de l’assainissement de la ville; le volet tourisme qui sera basé sur la relance du tourisme urbain par des partenariats actifs gagnant-gagnant; le volet civisme et changement des mentalités visant à sensibiliser, vulgariser et éduquer la population en matière d’assainissement, d’hygiène publique et de protection de l’environnement», a dévoilé Gentiny Ngobila.

La modernisation des infrastructures ne pas en reste

Il est vrai que la ville de Kinshasa connait actuellement un manque criant de routes en bon état. Dans son programme de gouvernance, le gouverneur Ngobila va vite agir avec le concours du génie civile, militaire et de l’Institut national des bâtiments et travaux publics-INBTP. Il va doter la ville des bâtiments administratifs et commerciaux; améliorer la voirie urbaine, l’état des routes secondaires, de desserte agricole et aménager les parkings publics.Il va développer des activités économiques et de créations d’emplois, en révolutionnant les choses avec des projets pilotes et des incubateurs pour la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes. La ville va également procéder à l’identification des jeunes détenteurs d’un potentiel créatif dans un domaine pour les accompagner. Avec Gentiny Ngobila, le rétablissement de la sécurité des personnes et de leurs biens est certain. Il propose de renforcer la capacité de la Police nationale pour assurer la permanence des opérations de maintien de la sécurité et de l’ordre public à travers toute la ville; l’amélioration du cadre juridique pour doter la ville des outils juridiques d’actions et de gestion des phénomènes criminels qui prennent de l’ampleur et causent l’insécurité dans la capitale; la collaboration judiciaire qui vise à lutter contre l’impunité des malfaiteurs mis à la disposition de la justice. Le gouverneur élu va favoriser aussi la réinsertion sociale pour créer un fonds afin d’accompagner les jeunes désœuvrés en vue de leur intégration dans la vie active avec l’aide des structures telles que l’INPP et autres.

Olitho KAHUNGU

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