Elections: le rôle des Casques bleus renforcé

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Dans sa nouvelle résolution, le Conseil de sécurité de l’ONU demande à Antonio Guterres de lui faire le point sur les plans de contingence dans 90 jours. Et à la lumière de cette résolution, les plus de 16.000 militaires de la MONUSCO seront chargés de soutenir le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendue le 12 janvier. C’est ainsi qu’il est instruit à la mission de fournir une assistance technique et logistique pour soutenir le processus électoral et de former en outre la Police RD-congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.

 

Le mardi 27 mars, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies -ONU- a adopté à l’unanimité une résolution qui renouvelle le mandat de ses Casques bleus en RD-Congo et les chargent d’aider à la préparation des élections. Nul n’ignore que la Commission électorale nationale indépendante -CENI- a prévu dans son calendrier publié le 5 novembre 2017, l’organisation des élections présidentielle, législatives et provinciales combinées le 23 décembre 2018.

Ce texte, présenté par la France, prolonge le mandat de la MONUSCO, la plus importante force de l’ONU au monde -environ 1600 hommes des troupes et un budget annuel de plus de USD 1 milliard-, jusqu’en mars 2019 et souligne la nécessité de protéger les civils d’ici les élections historiques prévues en décembre pour organiser le départ du Président Joseph Kabila.

Selon la Constitution de la RD-Congo et l’Accord de la Saint-Sylvestre, Joseph Kabila, Président actuel ayant épuisé ses deux mandats constitutionnels, ne pourra pas briguer un troisième mandat à la tête du pays.

«Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu», stipule l’article 70 de la Constitution de la RD-Congo.

Voilà pourquoi la résolution «souligne la nécessité de faire tout ce qui est possible afin d’assurer que les élections du 23 décembre 2018 sont organisées avec les conditions requises de transparence, de crédibilité, d’ouverture et de sécurité».

Dans cette perspective, le Conseil de sécurité appelle le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à préparer des plans incluant «toutes les options» en cas de besoin, dont l’envoi de renforts venus d’autres missions de l’ONU. Ce qui revient à dire qu’au cas où les opérations seront menacées par soit les groupes armés ou autres fauteurs des troubles, l’intervention des troupes de l’ONU basées dans les pays tiers seraient déployées en RD-Congo en urgence.

A cet effet, Guterres devra faire le point sur ces plans de contingence devant le Conseil de sécurité dans 90 jours.

A la lumière de ladite résolution, les plus de 16.000 militaires de la MONUSCO seront chargés de soutenir le processus électoral, notamment l’inscription des électeurs, le scrutin et la transition au sommet du pouvoir attendus le 12 janvier.

Aussi, la mission fournira une assistance technique et logistique pour soutenir le processus électoral. Elle formera en outre la Police RD-congolaise pour qu’elle assure la sécurité le jour du vote.

Il est instruit à la MONUSCO de relever toute atteinte aux droits de l’homme et de les signalera au Conseil de sécurité.

Une précédente résolution, en mars 2017, envisageait déjà une élection présidentielle en décembre 2017, un scrutin finalement reporté d’un an par les autorités RD-congolaises, officiellement pour cause de violences dans le Kasaï au centre du pays.

Notons que dernière réunion au Conseil de sécurité, le vice-Premier ministre RD-congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, avait présenté la position des autorités RD-congolaises sur la présence de l’ONU en RD-Congo. Il avait indiqué que la prorogation du mandat de la MONUSCO de mars 2018 à mars 2019 soit la dernière, soulignant que l’ONU devrait déjà penser au retrait de sa mission en RD-Congo. La MONUSCO a déjà totalisé environ 20 ans en RD-Congo.

Octave MUKENDI

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