Désengorgement du CPRK Makala: Tunda Ya Kasende libère 385 prisonniers

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Le vice-Premier ministre en charge de la Justice, Me Célestin Tunda Ya Kasende, ne désarme pas dans le processus de désengorgement des milieux carcéraux de la RD-Congo. Le samedi 2 novembre 2019, il a procédé à la libération d’une seconde vague de détenus de la prison de Makala à Kinshasa. Cette seconde vague est composée de 385 détenus qui ont bénéficié d’une liberté conditionnelle accordée conformément aux textes légaux en vigueur en RD-Congo. «La première fois, nous étions ici pour sortir tous ceux qui étaient arrêtés pour des faits bénins. Cette fois, nous avons libéré des détenus toujours sur base des textes légaux. Ils ont tous bénéficié de la libération conditionnelle. Nous avons libéré les prisonniers qui ont purgé au moins ¼ de leur peine et qui ont une bonne conduite. Nous avons aussi tenu compte de la nature de l’infraction. Bref, nous avons respecté les critères légaux», a fait savoir le VPM Tunda Ya Kasende au sortir du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa -CPRK. Puis: «La libération conditionnelle est accordée à charge pour les libérés de respecter certaines conditions. La première c’est de ne pas encourir une peine privative de liberté pendant toute la durée de l’épreuve. La seconde est de ne pas causer des scandales par votre conduite». Autrement, la libération accordée à ces détenus ne sera définitive que s’ils remplissent ces deux conditions. «S’il vous restait deux ans de détention à subir, vous devez éviter une autre arrestation ou un autre scandale pendant toute cette période», a dit Me Tunda aux détenus qui l’écoutaient religieusement non sans lui promettre d’observer scrupuleusement ces deux conditions afin de ne plus se retrouver entre les quatre murs de la prison de Makala. «Je remercie papa Tunda Ya Kasende pour la grâce qu’il nous a accordé. Pour rien au monde, je n’aimerai revenir à mon ancienne vie pour ne pas me retrouver encore dans cette maison de souffrance», a dit Olivier après sa libération, racontant qu’il a été condamné pour coups et blessures volontaires ainsi que pour son implication dans une action de vol.

Donner l’image d’une justice humanisée

Selon Me Tunda Ya Kasende, le processus de désengorgement des milieux carcéraux va s’étendre au-delà de Kinshasa pour atteindre les différentes prisons de la RD-Congo. L’objectif est de «donner l’image d’une bonne justice, d’une justice humanisée et non barbare». De l’avis du VPM à la Justice, un condamné ne doit être considéré ni comme un sous-homme, ni comme un animal. «La prison doit être un cadre humanisé et qui favorise la professionnalisation. Les détenus doivent apprendre quelque chose pendant leur séjour carcéral», a-t-il dit. Et d’annoncer: «à partir de l’année prochaine, nous allons mettre toutes ces conditions en œuvre. Un atelier est déjà en construction et les matériels en pleine installation. Les détenus doivent sortir de la prison en homme complet et formé. Et, la société va profiter d’eux parce qu’elle leur a nourri et formé. C’est une nouvelle vision, pour une nouvelle justice». Déjà, des pavillons sont en pleine rénovation pour l’amélioration du cadre de vie des prisonniers au CPRK. Le processus de désengorgement du CPRK est, pour le VPM de la Justice, une aubaine pour prévenir «tous ceux qui détiennent encore les biens de l’Etat» que «nous sommes en train de dégager de l’espace. C’est le moment de les remettre». Lancé le samedi 19 octobre dernier, ce processus de désengorgement s’inscrit dans le cadre de la politique de l’humanisation des milieux carcéraux RD-congolais. Une première vague de détenus, composée de 237 sujets, a été relaxée le même samedi 19 octobre.

Laurent OMBA

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