Bahati Lukwebo assigne Néhémie Mwilanya en justice

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Le collectif d’avocats de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés -AFDC-A- a déposé une plainte, signée par le président national statutaire le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, auprès du Procureur général près la Cour de cassation, jeudi 18 juillet 2019. Une plainte dirigée contre Néhémie Mwilanya Wilandja, Steve Mbikayi Mabuluki, Nene Ilunga Nkulu, Jean-Pierre Tshimanga Buana, Patrick Djanga Katakala et consorts pour usurpation de pouvoir, abus de pouvoir, débauchage, faux en écriture, menaces, insultes, troubles de quiétude et imputations dommageables. «Certains membres du regroupement tentent ‘’vainement’’ d’obtenir un dédoublement dans le fonctionnement de l’AFDC-A. Ces frondeurs doivent savoir qu’ils auront des conséquences juridiquement graves, s’ils n’arrêtent pas à poser des actes au nom de notre regroupement», a prévenu le collectif d’avocats de l’AFDC-A.

Dans la plainte signée et déposée le 18 juillet 2019 à Kinshasa auprès du Procureur général près la Cour de cassation, l’autorité morale et président national de l’AFDC et président de la Conférence des présidents du regroupement AFDC-A, Modeste Bahati Lukwebo, a, de prime abord, rappelé que sa plateforme politique est enregistrée au ministère de l’Intérieur et Sécurité sous le n°4383 en date du 19 mars 2018 et publié au Journal officiel numéro spécial du 7 juillet 2018. «Dans ce même numéro est publiée la liste des partis membres de notre regroupement AFDC-A», a-t-il complété, démontrant les faits.

Quand Modeste Bahati Lukwebo prend le taureau par les cornes

Modeste Bahati a assigné le coordonnateur du Front commun pour le Congo -FCC-, Néhémie Mwilanya, en justice pour débauchage, corruption, abus de pouvoir et menaces. «Il est clairement établi que par des intimidations et des promesses multiples, le coordonnateur du Front commun pour le Congo, Mwilanya Wilondja Néhémie s’est livré au débauchage des incriminés en leur offrant des espaces dans un hôtel 5 étoiles de la place. Ce qui est une forme de corruption», a indiqué Bahati Lukwebo dans sa plainte. Et de poursuivre: «Les incriminés se sont permis d’adresser des messages menaçant aux élus, gouverneurs et vice-gouverneurs, ministres provinciaux, mandataires et aux cadres de l’AFDC-A. Plus particulièrement, le coordonnateur du FCC, Mwilanya Wilondja Néhémie s’autorise de demander au regroupement AFDC-A de limoger son président, pourtant régulièrement élu et sur papier en-tête du FCC, adresse un ultimatum de 7 jours aux précités sous peine de perdre leurs positons». Dans cette plainte, Bahati a encore rappelé que le FCC, fait privé, n’a pas de personnalité juridique et sa Charte ne prévoit aucune sanction à l’égard des membres du FCC car ne disposant pas d’un Règlement intérieur. Par contre, a-t-il fait savoir, à l’article 4 de ladite Charte, il est stipulé: «chaque membre garde son identité et son autonomie». «En conséquence, les sanctions de suspension et de radiation ne reposent sur aucun fondement juridique», a souligné l’autorité morale de l’AFDC-A.

Une patate chaude pour tous les dissidents de l’AFDC-A

Modeste Bahati a également traduit tous les dissidents de l’AFDC-A pour usurpation de pouvoir, entre autres Nene Ilunga Nkulu, Steve Mbikayi, Jean-Pierre Tshimanga Buana et Patrick Djanga Katakala. «Les personnes incriminées ont par leur déclaration du 16/07/2019 usurpé les pouvoirs de la Conférence des présidents de l’AFDC-A et de l’autorité morale et président dudit regroupement en se substituant aux organes décisionnels du regroupement pour engager l’AFDC-A auprès du FCC et auprès des tiers et en convoquant des réunions sans qualité ni mandat», a écrit Modeste Bahati. Et d’enfoncer: «plus spécialement Madame Ilunga Nkulu Nene s’autoproclame présidente de la Conférence des présidents de l’AFDC-A alors qu’elle n’est chef d’aucun parti politique. Plus grave, elle a conduit en cette qualité, une délégation auprès de l’honorable Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi, présidente de l’Assemblée nationale». Nene Ilunga Nkulu, présidente du groupe parlementaire du regroupement politique AFDC-A a été désignée comme nouvelle coordinatrice du regroupement.

Steve Mbikayi du Parti travailliste dans l’œil du cyclone

Modeste Bahati a également porté plainte contre Steve Mbikayi, vice-président de son regroupement politique et parmi les têtes d’affiche des cadres AFDC-A qui ont fait allégeance au FCC. Il a notamment évoqué la dernière déclaration du groupe de Steve Mbikayi sur «le nouveau leadership de l’AFDC-A». «Dans cette déclaration incriminée, les signataires m’imputent méchamment et publiquement le fait précis suivant: prenant acte de la décision prise par le sénateur Bahati Lukwebo d’évoluer désormais en autonomie et en toute indépendance allant jusqu’à la création de sa propre plateforme sans l’avis préalable de la Conférence des présidents desdits partis membres du regroupement», a t-il écrit. Pour Modeste Bahati, «ce fait est incontestablement de nature à porter atteinte à son honneur, et à l’exposer au mépris du public, en le présentant comme ayant commis un manquement grave aux textes régissant le regroupement pour tenter de justifier vainement une prétendue exclusion». Il a affirmé que ces derniers ont utilisé «de fausses signatures et ont fait signer leurs déclarations par des personnes non membres d’aucun parti membre du regroupement». Pour lui, ils se sont livrés à des comportements «antisociaux et subversifs». «Les autres personnes visées ont signé par la haine viscérale et ab irato une déclaration intitulée ‘’Déclaration politique n°3/07/2019 du regroupement ‘’AFDC-A’’, dans laquelle elles se prévalent faussement de la qualité de membres de la Conférence des présidents pour s’arroger des pouvoirs de décider de ma prétendue exclusion de la Direction de notre regroupement politique et la désignation de l’honorable Ilunga Nkulu Néné en qualité de présidente de la Conférence des présidents, en violation flagrante du Protocole d’accord portant création dudit regroupement», a conclu Bahati.

Tino MABADA

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