Situation actuelle de l’épidémie d’Ebola: le ministère de la Santé fait le point

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Dr Oly Ilunga, ministre de la Santé

Soucieux de rendre compte au public RD-congolais de leur travail abattu sur terrain concernant la lutte contre l’épidémie d’Ebola, la direction générale de lutte contre la maladie du ministère de la Santé publique a publié, depuis le dimanche 17 mars dernier, la situation épidémiologique dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Selon le ministère de la Santé publique,  depuis le début de l’épidémie d’Ebola, le cumul des cas est de 951, dont 886 confirmés et 65 probables. «Au total, il y a eu 598 décès -533 confirmés et 65 probables-  et 312 personnes guéries. 231 cas suspects en cours d’investigation, 8 nouveaux cas confirmés, précisément  3 à Katwa, 3 à Vuhovi, et 2 à Masereka.  4 nouveaux décès de cas confirmés – 2 décès communautaires : 1 à Vuhovi et 1 à Katwa.  2 décès au CTE, 1 à Butembo et 1 à Beni, dont l’identification de l’origine du patient en cours, 1 nouveau patient guéri sorti du CTE Butembo», a indiqué le ministère de la Santé. Afin d’éviter que le nombre total de cas varie, a-t-il souligné, à la hausse ou à la baisse quotidiennement, les cas suspects ont été placés dans une catégorie séparée.  Ledit ministère a par ailleurs renseigné que les cas suspects dont les tests laboratoires se sont révélés positifs seront ajoutés dans la catégorie des cas confirmés alors que ceux qui sont négatifs -non cas- seront retirés du tableau. Les décès survenus au niveau des CTE, a-t-il confié, sont provisoirement enregistrés dans les zones de santé d’implantation des CTE dans l’attente de reclassification dans la zone de santé de notification des cas. Et, la catégorie des cas probables reprend tous les décès pour lesquels il n’a pas été possible d’obtenir des échantillons biologiques pour confirmation au laboratoire mais où les investigations ont révélé un lien épidémiologique avec un cas confirmé ou probable. «Un décès communautaire est tout décès survenu en dehors d’un Centre de traitement Ebola», a expliqué le ministère de la Santé.

Les nouvelles sur la riposte

Pour la poursuite de la riposte, le ministère de la Santé a laissé entendre qu’il y a des clusters de cas à Vuhovi et à Masereka. Le cluster de cas à Vuhovi, a déclaré le ministère,  est composé des membres d’une même famille qui était réticente aux activités de riposte. «Après avoir refusé pendant plusieurs jours la vaccination et le suivi des contacts, plusieurs membres de cette famille sont tombés malades en même temps. Suite au dernier décès communautaire dans cette famille, plusieurs voisins et autres habitants du village ont déménagé et ont demandé à être vaccinés. Après des discussions avec les équipes d’engagement communautaire et de prise en charge psycho-sociale, les responsables de la famille ont eux-mêmes pris l’engagement, dans une lettre adressée à la coordination de la riposte, de ne plus s’opposer à leurs activités. Ils ont demandé à ce que leurs proches malades soient transférés au CTE et que le reste de la famille soit vacciné. Les cas de Masereka sont des membres de la famille d’un autre patient confirmé décédé le 4 mars 2019», a-t-il témoigné. Et de poursuivre: «depuis le début de la vaccination, le 8 août 2018, 88.719 personnes ont été vaccinées, dont, 22.412 à Katwa, 20.909 à Beni, 10.966 à Butembo, 6.109 à Mabalako, 2.985 à Kalunguta, 2.791 à Goma, 2.607 à Mandima, 2.317 à Komanda, 2.114 à Oicha, 1.389 à Kyondo, 1.380 à Kayina,  1.357 à Karisimbi, 1.315 à Bunia, 1.169 à Masereka, 1.064 à Vuhovi, 1.021 à Lubero, 806 à Musienene, 772 à Mutwanga, 771 à Biena,  690 à Rutshuru, 557 à Rwampara -Ituri-, 527 à Nyankunde, 496 à Mangurujipa, 355 à Tchomia, 333 à Lolwa, 280 à Mambasa, 254 à Alimbongo, 250 à Mweso, 245 à Kibirizi, 207 à Kirotshe, 161 à Nyiragongo, 97 à Watsa -Haut-Uélé- et 13 à Kisangani». Le ministère de la Santé a fait également savoir que le seul vaccin à être utilisé dans cette épidémie est le vaccin  rVSV-ZEBOV,  fabriqué, a précisé le ministère de la santé,  par le groupe pharmaceutique Merck, après approbation du Comité d’Ethique dans sa décision du 19 mai 2018.

Parousia MAKANZU

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