UNIKIN: Steve Mbikayi fixe le taux des frais académiques à 920 FC le dollar

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Le calme et la quiétude devant régner sur la colline inspirée pour la bonne administration du savoir ont été sérieusement perturbés les mercredi 24 et jeudi 25 janvier 2018 suite aux échauffourées ayant opposé les forces de l’ordre aux étudiants de l’UNIKIN. Le passage du ministre de l’ESU a quelque peu tempéré les ardeurs des étudiants pour avoir obtenu tenu le maintien inchangé des frais académiques payés l’année dernière en dollars américains ainsi que du taux de change y afférent.

Pour arrêter les tensions qui secouent l’Université de Kinshasa -UNIKIN- et les échauffourées entre les étudiants et les policiers ayant tenté de rétablir l’ordre public sur le site universitaire, Stève Mbikayi, ministre de l’ESU s’est rendu sur la colline inspirée jeudi 25 janvier pour dialoguer avec les étudiants. Comme il l’a fait précédemment dans d’autres universités et instituts supérieurs, Mbikayi a annoncé que les étudiants devront payer les frais académiques tels que fixés l’année dernière ainsi que le taux de change par rapport au dollar américain.

Depuis mercredi 24 janvier, les étudiants de l’UNIKIN sont montés sur leurs grands chevaux pour réclamer l’application du taux de change de 920 FC pour 1 dollar Us au lieu de 1.600 FC fixé par les autorités académiques ainsi que la libération de trois de leurs camarades exclus en novembre dernier après avoir pris part à une marche organisée par le Rassemblement de l’Opposition.

Après la chaude journée de mercredi, une vive tension s’est également observée jeudi dans la matinée à l’UNIKIN. Les étudiants interrogés ont rapporté que les policiers ont tiré des coups de feu pour disperser un groupe de leurs collègues qui voulaient s’enquérir de la suite réservée à leurs revendications formulées la veille auprès du comité de gestion. Leur cahier de charges porte sur la réduction du taux des frais académiques à hauteur de 920 Fc pour un dollar Us.  «Ils  ont tiré à balles réelles avant de lancer des gaz lacrymogènes sur ce groupe», ont affirmé les victimes en évoquant des cas des vols d’ordinateurs, appareils de téléphone, argent et autres biens commis par ces éléments des forces de l’ordre accusés de traquer les étudiants jusque dans leurs homes.

Pour sa part, la police a dénoncé, depuis mercredi 24 janvier, des «étudiants manipulés» par des forces obscures. Le commissaire provincial de la police, le général Sylvano Kasongo, a vivement condamné ces étudiants qui ont mis le feu au  bureau de la police estudiantine. Selon lui, les policiers harcelés ont fait usage des gaz lacrymogènes dans le seul but de disperser ces étudiants et rétablir l’ordre.

Ce jeudi encore, un étudiant qui a ramassé une grenade déjà dégoupillée par la police pour la relancer à leur expéditeur, a subi d’importants dommages à sa main. Dans l’après-midi, le calme est revenu sur le site universitaire.

Selon des observateurs, le taux de 920 FC pour 1 dollar fixé par le ministre de l’ESU pour éteindre la mèche ainsi allumée, risque d’être un épiphénomène car le problème de fond n’est pas résolu. Tant qu’un écart considérable demeure entre le taux appliqué sur le marché par rapport à ce qui vient d’être fixé, des problèmes de finances risquent d’être récurrents. Dans tous les cas, avec des auditoires surpeuplés, et de surcroît des recettes beaucoup plus importantes attendues, le comité de gestion de l’UNIKIN peut trouver des solutions idoines pour une année académique apaisée comme c’est le cas présentement dans d’autres universités et instituts supérieurs où le même problème s’est posé avec acuité.

Octave MUKENDI

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