Mise au point du gouv’ Alphonse Ngoyi Kasanji au sujet d’un diamant «extorqué»

0

Nous venons d’apprendre par la voie de presse tant audiovisuelle qu’écrite ce mercredi 14 mars 2018 que 2 creuseurs de la Mine de Kamasende dans la province du Kasaï Central accusent le gouverneur de la province du Kasaï Oriental Alphonse Ngoyi Kasanji de leur avoir extorqué une pierre de diamant de type caramel de plus de 1000 carats pour certaines chaînes, voire de 2000 pour certaines autres.

Il s’agit de Samuel Ntumba et Jean Tshisumuena qui se sont adressés à la Voix de Sans Voix (V.S.V) pour solliciter son appui à leur démarche visant la restitution de leur pierre que détiendrait depuis 2015 le Gouverneur Ngoyi Kasanji en dépit de plusieurs démarches qu’ils auraient menées depuis lors.

Dans le même élan, ils sollicitent une rencontre avec leur soit disant bourreau quant à ce, tout en demandant l’implication personnelle du Chef de l’Etat en vue de cette restitution et de leur sécurité qui serait menacée.

A la suite de ces déclarations, nous faisons la mise au point ci-après afin d’éclairer la religion de l’opinion sur le dossier concernant cette fameuse pierre de diamant qui défraye la chronique.

En effet, pendant que nous participions à Kinshasa au Forum national sur la prévoyance sociale (annexe1), nous avons été informé de l’arrestation, par les services de la PNC/Kasaï Oriental, d’un groupe de personnes venu de Dimbelenge, province du Kasaï Central, au sujet d’une grosse pierre de diamant.

Cherchant à en savoir plus, sur les causes de l’interpellation, la destination et le caratage de ladite pierre, ainsi que sur le sort réservé aux personnes interpellées, nous avons saisi à cette fin le Commissaire Provincial de la PNC/Kasaï Oriental par notre lettre n°01/0018/CAB.COMSPEC/K.OR/2015 du 26 novembre 2015 (annexe 2). En réponse, ce dernier nous informera, par sa lettre n°0733/PNC/EM CP KOR/PolAdm/0389/DRG/015 du 27 novembre 2015 (annexe 3), qu’en date du 30 août 2015, il a été traité un dossier judiciaire opposant 15 Chefs Coutumiers du groupement Babadi, secteur de Lubi en territoire de Dimbelenge, province du Kasaï Central, au nommé Tshiala Ndalambu et son équipe de creuseurs poursuivis du chef de vol d’une pièce de diamant au village Lubunga dont le caratage était difficile à déterminer parce que ladite pierre n’étant jamais vue par lui, ni par ses services.

A l’issue de l’instruction, les personnes interpellées avaient déclaré unanimement que c’était un certain Katapayi Kasunga, compagnon de 15 Chefs Coutumiers, qui détenait la pierre volée. Outre ce Katapayi, ces personnes furent aussi mises aux arrêts: – Tshiala Ndalambu

– Ilunga Ilunga

– Mbikayi Muya

– Kalambayi Nkolongo

– Tshiala Georges

– Kabanga Felly

– Mukendi Kabangu.

Face à cette situation, Monsieur Mvita Bilema fut désigné par les Chefs coutumiers concernés comme plaignant et représentant de la Communauté Bena Ngoji dans ce dossier qui sera transféré au Parquet Général près la Cour d’Appel de Mbujimayi sous PV n°303/KPK/11/82/DRG/2015. Il y a lieu de signaler que ces informations ont été portées à la connaissance de Son Excellence Monsieur le Ministre des Mines à Kinshasa par ma lettre n°01/0023/CAB.COMSPEC/K.OR/2015 du 30 novembre 2015 (annexe 4). A la suite de ma lettre n°01/0022/CAB.COMSPEC/K.OR/2015 (annexe 5) lui adressée en date du 30 novembre 2015, le Procureur Général Près la Cour d’Appel de Mbujimayi me fixera, par la sienne n°1540/RMP 4649/PG/MUK/2015 du 10 décembre 2015 (annexe 6), qu’après instruction et confrontation dans le dossier judiciaire ouvert sous RMP 4649/PG/MUK à charge de Tshiala Ndalambu et consorts poursuivis pour abus de confiance, il s’était avéré que les faits mis à leur charge n’étaient pas établis faute de preuve. C’est ainsi que leur détention fut levée après qu’ils aient passé trois mois à la Prison Centrale de Mbujimayi et leur dossier classé sans suite.

Plus d’une année après, le 07 mai 2017 exactement, nous serons saisi, à travers sa lettre n°CAB.LUN/DOS076/MLM/2017 (annexe 7), par Maître Michaux Lunda Musandase présentant comme conseil de Messieurs Ntumba Batatabu et Tshisumena Batatabu, originaires du village Bakwa Ngoyi dans le territoire de Dimbelenge dans la Province du Kasaï Central et sollicitant auprès de nous une éventuelle solution à l’amiable autour d’un diamant de 615 carats de type caramel qui aurait été extorqué par nous devant l’instance judiciaire en 2015 devant témoins dont notamment l’OPJ Kapuku, monsieur Georges Tshiala pour ne citer que les deux.

Surpris par des termes discourtois tenus en notre endroit par le conseil de sieurs Ntumba Batatabu et Tshisumena Batatabu, du reste inconnus de nous et dont aucune mention n’est faite dans le dossier judiciaire sus-évoqué, nous avions réagi en stigmatisant l’attitude irresponsable dudit conseil dont l’objectif apparaissait simplement comme tendant à nuire gratuitement à notre honneur. Déjà à ce niveau, il sied de faire remarquer que le diamant prétendument extorqué l’aurait été en 2015. S’agirait-il d’une même pierre, car provenant du Territoire de Dimbelengequi du reste n’a pas été présentée ni vue au niveau des instances judiciaires à Mbujimayi dans le dossier Tshiala Ndalambu et consorts, dans lequel le Gouverneur de province Alphonse Ngoyi Kasanji n’était mêlé ni de près ni de loin? Ou s’agirait-il d’une autre grosse pierre évaluée à 615 carats et qui appartiendrait à d’autres propriétaires?

Il est curieux que, déjà à cette époque, les prétendues victimes d’extorsion en nous présentant comme leur bourreau contactent néanmoins leur conseil non pour ester en justice, mais à rechercher une éventuelle solution à l’amiable en vue de récupérer leur bien. Face à cette démarche qui, à notre point de vue, apparaissait comme un chantage ou une sorte d’escroquerie, nous avions réservé une fin de non recevoir car ne nous reprochant de rien.

Aujourd’hui, revenant en charge une année après, dans un battage médiatique sans précédent, à travers l’ONGDH, la Voix des Sans Voix, sieurs Ntumba Batatabu et Tshisumena Batatabu réclament cette fois-ci une prétendue pierre de type caramel de tantôt de plus de 1.000 carats, tantôt de 2.000 carats. Nous tenons à informer l’opinion que les faits allégués et les personnes citées dans ce dossier à notre détriment sont inconnus de nous. Dès lors, il appert que la démarche entreprise par ces deux individus ne constitue qu’une machination rocambolesque tendant à souiller ma personnalité.

Nous nous réservons donc le droit de saisir les juridictions compétentes afin d’obtenir réparation de tous les préjudices causés par ces quidams apparemment manipulés par des mains obscures.

Fait à Mbujimayi, le 14 mars 2018

Alphonse Ngoyi Kasanji

REPONDRE

Veuillez saisir votre commentaire
Veuillez saisir votre nom