Liyota attend les mesures d’application de la loi sur la sous-traitance

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Institué à la faveur d’un arrêté ministériel pris le 9 mars 2018 par le ministre des Petites et moyennes entreprises -PME-, Bienvenu Liyota, le comité de pilotage du programme de vulgarisation et de mise en œuvre de la loi sur la sous-traitance, promulguée par le Président de la République en février 2017, a obtenu le feu vert pour réfléchir et proposer des mesures d’application de ladite loi que le gouvernement va implémenter sous forme de décisions. Bienvenu Liyota, qui a lancé ses travaux jeudi 15 mars 2018 à Kolwezi, est convaincu que la sous-traitance passe pour l’un des leviers majeurs dans la lutte contre le chômage des jeunes. D’où, la nécessité d’organiser et de promouvoir l’accès des PME RD-congolaises à la sous-traitance dans un secteur aussi stratégique que celui des mines.

A Kolwezi, chef-lieu de la province de Lualaba, le ministre des Petites et moyennes entreprises -PME-, Bienvenu Liyota Ndjoli, a lancé, jeudi 15 mars 2018, les travaux du comité de pilotage du programme de vulgarisation et de mise en œuvre de la loi sur la sous-traitance, promulguée par le Président de la République en février 2017. Institué à la faveur d’un arrêté ministériel pris par Liyota le 9 mars dernier, ce comité, selon le ministre des PME, aura pour tâche de proposer, de manière concertée, les mesures d’application de la loi sur la sous-traitance et d’harmoniser les vues sur certaines dispositions de cette loi.«Le comité doit travailler d’arrache-pied endéans un mois pour mettre en place des mesures d’application», a précisé Bienvenu Liyota, rassurant que toutes les parties vont déléguer leurs représentants conformément à la loi.

En son sein, ce comité va contenir les délégués de la Primature, des ministères de l’Economie nationale, des Finances, des Mines, de l’Agriculture, de la Jeunesse; les représentants de l’OPEC, de la FEC, de l’ANAPI, de la COPEMECO, de la FENAPEC, de la FNJEC ainsi que ceux de différentes provinces dont le Lualaba.

Le ministre des PME a solennellement annoncé la création de ce comitélors d’un échange avec les représentants des PME locales au sujet des enjeux sur la mise en œuvre de la loi sur la sous-traitance dans le secteur minier. Ces échanges ont été axés sur ce thème interrogatif: «Comment organiser et promouvoir l’accès des PME congolaises à la sous-traitance dans le secteur minier?».

Guichet de certification, outil d’échanges entres les PME et les grandes entreprises

Devant les autorités provinciales de Lualaba et des représentants des corporations professionnelles, Bienvenu Liyota a rassuré que l’application de la loi connaîtra la même approche concertée que celle qui a prévalu à sa conception. «Les entreprises minières offrent de très grandes possibilités pour les PME dans des domaines aussi variés que l’accroissement de la valeur ajoutée, les prestations des services techniques d’entretien et fournitures, le transport, les activités de santé, d’éducation et de formation, les activités connexes et les autres activités», a épinglé Liyota estimant que plusieurs barrières naturelles séparent les PME RD-congolaises de ces possibilités de sous-traitance. Le ministre a entre autres énuméré le manque d’informations, le déficit de formation et d’assistance, l’insuffisance des ressources, l’inaccessibilité au crédit, l’absence de dispositifs d’encadrement et d’assistance. En vue de passer outre ces barrières, le ministre Liyota a rappelé la récente création d’un guichet de certification des PME, perçu comme un dispositif électronique d’identification des PME à travers un portail informatique au sein du ministère. Cet outil, estime Liyota, facilite de meilleurs échanges entre les PME et les grandes entreprises. «Les PME certifiées, identifiées et enregistrées disposent désormais d’une chaîne d’informations privilégiées sur les possibilités de sous-traitance et pourront ainsi nouer des relations d’affaires suivies avec les grandes entreprises», a-t-il précisé. Et de faire remarquer: «Avec la présence heureuse sur notre territoire des grands exploitants miniers, il nous revient de garantir une plus grande valeur ajoutée en faveur de la RD-Congo grâce à une bonne application de nos lois et particulièrement de la loi sur la sous-traitance».

 

Sous-traitance, un des leviers pour l’éradication du chômage des jeunes

Le ministre des PME est convaincu que la sous-traitance passe pour l’un des leviers majeurs dans la lutte contre le chômage des jeunes. Selon les estimations de Liyota, le potentiel économique de la sous-traitance minière s’élève à plusieurs milliards de dollars. «Ce potentiel va fortement augmenter dans les années à venir en particulier dans la filière cuivre et cobalt où, sous l’effet de la remontée des cours mondiaux et des besoins du marché, les perspectives s’annoncent prometteuses», a-t-il laissé entendre non sans signifier que son ministère, sous la houlette du Chef du gouvernement, se donne d’impulser une dynamique à même de provoquer, en termes de richesses et d’emplois durables, la création, autour de grandes entreprises minières, de quelques dizaines de nouvelles PME dans la province de Lualaba.

«Compte tenu de l’attention accordée à la fois par le gouvernement et les bailleurs des fonds au développement du secteur minier, je viens d’instruire les responsables de l’OPEC  pour qu’ils intègrent dans le plan triennal de développement des PME, un volet assistance directe et encadrement des PME dans la sous-traitance. Des financements ciblés en faveur des PME seront organisées à cet effet», a annoncé le ministre tout en mettant en exergue la pertinence de la loi sur la sous-traitance qui découle de la nécessité pour le gouvernement de promouvoir une classe moyenne d’entrepreneurs en vue de réduire la pauvreté et les inégalités observées particulièrement dans les zones minières. «Dans la vision du Chef de l’Etat, la sous-traitance n’est pas un simple concept. Plus qu’un projet, il est véritablement un programme», a-t-il fait savoir.

A cet effet, Liyota, a lancé, depuis Kolwezi, un appel de cœur à tous les opérateurs miniers en activité en RD-Congo, ayant des contrats de sous-traitance, à se conformer aux dispositions de la loi, l’expiration du moratoire étant proche.

Laurent OMBA

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