Kinshasa – Bruxelles: l’escalade

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Après la dernière rencontre entre quelques officiels RD-congolais, à savoir: le Directeur de cabinet du Président de la République, le numéro un de la DGM et les ambassadeurs de l’Union européenne -UE-, on a cru aboutir à une accalmie dans la crise actuelle. Et que l’aveu des diplomates européens à ne pouvoir changer quoi que ce soit au contenu de l’Accord liant les deux parties, à savoir: la RD-Congo et l’UE allait être pris en compte pour l’ouverture des négociations.

Malheureusement, loin de saisir la perche tendue par l’UE qui se disait «prête au dialogue» en vue de régler cette question, le gouvernement RD-congolais vient de prendre de nouvelles mesures renforçant les précédentes. Parmi ces mesures, le gouvernement RD-congolais, par le biais de l’Autorité de l’aviation civile RD-congolaise, vient de signifier, dans une correspondance, adressée à la direction de SN Bruxelles, la réduction des fréquences de vol de cette société aérienne sur Kinshasa pour raison de réciprocité. Ces fréquences, selon cette correspondance, passent désormais de 7 à 4. Pour conformité, il a été demandé à la direction de Brussels Airlines de soumettre sans délai, à la direction de l’Aviation civile RD-congolaise, le nouveau programme d’exploitation aérienne. Cette mesure intervient au moment où la Maison Schengen annonce au public sa fermeture à partir du  lundi 5 février pour des raisons indépendantes. «Le public sera informé des modalités de restitution des passeports remis jusqu’au 31 janvier 2018», laisse entendre le communiqué.

Avec la fermeture de la Maison Schengen de Kinshasa, les RD-Congolais qui devront voyager, devront désormais passer, à partir de ce jour, par la Maison Schengen de Brazzaville. Cette difficulté vient s’ajouter à l’amenuisement de l’offre de sièges pour rejoindre le vieux continent, consécutif à la réduction du nombre de rotations SN Brussels sur Kinshasa. A la réduction des rotations, les autorités RD-congolaises se proposent d’ajouter, dit-on, la fermeture du Consulat de la RD-Congo à Anvers. Mesure qui obligerait la Belgique à fermer son Consulat de Lubumbashi. A la clé, des complications dans les services rendus à la communauté belge œuvrant dans l’ex-province du Katanga. Ces désagréments se font jour au moment où l’on parle de reprise dans le secteur minier par l’amélioration des cours de certains métaux comme le cuivre et le cobalt sur le marché mondial.

Dans l’opinion, on se pose la question de savoir jusqu’où ira cette escalade? Car au vu du jusqu’au boutisme affiché de part et d’autre, ce sont les citoyens de ces deux pays qui risquent de payer un lourd tribut. Raison de plus pour instaurer un semblant d’accalmie avant d’entamer d’éventuelles négociations. Parce qu’après tout, tout devra se terminer autour d’une table.

Philippe MBAYI

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