Herman Mbonyo aux arrêts pour recel

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Une certaine Chantal M., employée de la Banque commerciale du Congo -BCDC-, est activement recherchée par les flics pour avoir dérobé des millions de dollars américains de cette banque pendant plusieurs mois, confient des sources proches de la Police nationale congolaise.

Les vols à répétition ont fini par mettre la puce à l’oreille de la Direction de cette institution financière. Comme l’expliquent les sources précitées, la Direction de la banque avait des doutes depuis quelque temps et soupçonnait Chantal M. de voler dans la caisse.

Le pot aux roses a finalement pu être découvert grâce à une enquête interne concernant une somme de 500.000 dollars mouvementée vers le compte de sieur Herman Mbonyo, Secrétaire général du Comité olympique congolais -COC- et président de la Fédération congolaise de rugby. A l’époque de ce mouvement des fonds, Mbonyo préparait sa campagne à l’élection du gouverneur de la ville de Kinshasa. Les enquêteurs, apprend-on, ont pu se rendre à l’évidence que la salariée Chantal M., actuellement pistée par la Police et en cavale, procédait par des virements bancaires vers plusieurs comptes dont celui de Herman Mbonyo. «Même la piste des relevés et conversations téléphoniques relatifs au transfert d’argent a mené à Herman Mbonyo, considéré comme principal complice et receleur des biens dérobés de la banque», commente-t-on dans les couloirs de la Police de protection des hautes personnalités à Gombe, où le secrétaire général du COC a été placé en détention quelques heures après son interpellation mardi 7 mai.

Mbonyo n’est pas à son premier forfait puisque déjà mis aux arrêts et écroué dans la prison centrale de Makala en novembre 2009 pour détournement des deniers publics à l’époque où il était directeur général de la Société nationale d’assurances -SONAS-, à l’issue d’un audit ouvert à l’initiative de l’ancienne ministre du Portefeuille, Jeanine Mabunda.

Au mois d’avril dernier, le Parquet de grande instance de Kalamu a interpellé Mbonyo, poursuivi pour occupation illégale d’un terrain du Complexe omnisports Tata Raphaël, infraction prévue et punie par l’article 44 de la Loi sur les baux à loyer.

YA KAKESA

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