Dès 30 juin: interdiction de production et commercialisation des sacs en plastique en RD-Congo

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Le ministre de l’Industrie, Marcel Ilunga, en séjour à Matadi, dans la province du Kongo Central, a frappé dur. Il a annoncé l’interdiction de la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et autres emballages en plastique à partir du 30 juin prochain sur toute l’étendue de la RD-Congo. D’après le ministre Ilunga, cette décision vise à appliquer le décret signé le 30 décembre 2017 par le Premier ministre, Bruno Tshibala Nzenzhe. «A partir du 30 juin, tout celui qui mettra encore en vente des sacs plastique ou celui qui va en importer ou en produire, est passible des sanctions. C’est-à-dire que ce décret donne un délai de six mois à dater de sa signature», a prévenu le ministre de l’Industrie. Il a recommandé aux importateurs et operateurs économiques œuvrant dans ce secteur de se saisir de ce moratoire pour écouler rapidement leurs productions ou éliminer ces produits de leurs activités.

Une pétition contre la production des sacs en plastique

En février 2017, l’ONG Congo Green Citizen travaillant dans la protection de l’environnement, a lancé une pétition en ligne sur le site Internet «www.change.org» pour recueillir des signatures en faveur d’une interdiction de la production et de l’usage des sacs plastique à Kinshasa. «Pour une ville de Kinshasa sans sacs plastique à usage unique», a indiqué la pétition. L’ONG a compté réunir plus de 100 000 signatures qui devraient être remises au gouvernement provincial de Kinshasa et au ministère de l’Environnement pour obtenir l’interdiction de la production et de l’usage des sacs plastique en 2018. Selon «Radio Okapi», Congo Green Citizen a estimé que les sacs en plastique ont favorisé les inondations récemment recensées à Kinshasa. L’ONG a également expliqué qu’à cause des sacs en plastique, les égouts et caniveaux sont bouchés dans plusieurs quartiers. «Il faut 100 à 1000 ans pour qu’une matière plastique soit absorbée par la nature -le sol», a souligné l’organisation environnementale.

Christian BUTSILA

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