3 sales affaires collent Kokonyangi

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Visé par une question orale avec débat du député UNC Juvénal Munobo, après la saga des parcelles offertes aux 500 députés sur le site Mukonzo, quartier Kingabwa, commune de Limete, le ministre de l’Urbanisme et Habitat a été également cité ces derniers jours dans deux autres vilaines affaires dont une a conduit à l’interpellation et détention à la prison de Makala du Secrétaire général à l’Urbanisme et Habitat.

Il y a d’abord l’affaire liée à la tentative de spoliation du site ex-Socopao à Limete, propriété de la SCTP. En novembre 2017, dans un Tweet, le Directeur général de l’ex-ONATRA, Daniel Mukoko Samba, a invité à la prudence les compatriotes tentés d’acheter à USD 20.000 et USD 30.000 la parcelle à Limete, précisant que «ce site appartient au domaine public de l’Etat qui l’a concédé à la SCTP pour y exercer une mission d’intérêt public», ajoutant que ce terrain est incessible et inaliénable. Pointé du doigt, le ministre Kokonyangi a rejeté l’accusation portée contre lui, évoquant un arrêté ministériel signé en 2012 par le ministre de la Justice de l’époque demandant la réhabilitation d’un groupe des agents dans leurs droits. La procédure, jamais débattue au gouvernement comme l’exige la pratique, a fait jaser.

Deux mois plus tôt, il y a eu l’affaire du bradage d’un immeuble de l’Etat à Gombe dénoncé par Madame le Directeur général de la DGRAD, Maguy Sambi, dans un courrier adressé le 4 septembre 2017 au ministre des Finances, Henry Yav. Maguy Sambi a alerté sur l’irrégularité de la demande de mutation des titres de propriété de la parcelle 3343 du plan cadastral de la Gombe, que Kokonyangi a prétendument cédé à titre onéreux à la société UAC. Le montant déclaré de la transaction s’élève à USD 956.851,78 au lieu de USD 1.554.000 repris dans le procès-verbal d’expertise des services compétents du ministère des Affaires foncières, soit un écart de USD 602.144 relevé par le Directeur général de la DGRAD, indiquant qu’en matière de gestion immobilière, les compétences de la DGRAD se limite à un seul acte, «les droits de location des maisons du domaine privé de l’Etat». Les enquêtes ouvertes à ce sujet par la Justice ont conduit à l’interpellation et à la détention à la prison de Makala du secrétaire général à l’Urbanisme et Habitat alors que Kokonyangi n’a jamais été inquiété.

La semaine dernière, le ministre de l’Urbanisme et Habitat s’est attiré les phares de l’actualité après l’annonce de l’attribution gratuite des parcelles aux 500 députés nationaux sur le site Mukonzo à Kingabwa alors que l’Hôtel de Ville de Kinshasa a précédemment mis ce site à la disposition des femmes maraîchères. Kokonyangi, critiqué par le gouverneur André Kimbuta et des députés nationaux, a dû faire une courbe rentrante après un communiqué du directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale rejetant son cadeau empoisonné, laissant entendre, tout confus, que les affaires d’Etat ne peuvent se traiter dans la presse.

Cependant, la liste commence à être assez longue de différentes affaires Kokonyangi qui défrayent la chronique médiatique au point de conduire le ministre dans les fourches caudines de l’Assemblée nationale. Via une question orale avec débat, le député Juvénal Munobo est pressé de passer au peigne fin la gestion du ministre de l’Urbanisme et Habitat.

Le week-end sur les réseaux sociaux, Léon Nemba-Lemba, propriétaire de la chaine privée Molière Tv, a fait part de la traque dont il serait l’objet de la part du ministre Kokonyangi, fâché après une série de reportages incendiaires sur l’affaire du site Mukonzo.

YA KAKESA  

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