Le FMI formule 4 recommandations à la RD-Congo pour stabiliser l’économie et lutter contre l’inflation

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Evoquant le cadre des contacts permanents que le Fonds monétaire international -FMI- entretient avec les organisations de la Société civile et les médias ainsi qu’avec ses partenaires à travers le monde par le partage d’informations, Philippe Egoumé, représentant-résident du FMI en RD-Congo, a fait une présentation mercredi 26 juin à l’intention des Organisations non gouvernementales et des médias. Le thème a été axé sur «les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne: reprise dans un contexte incertain». Puis: «Développement économique récent en RD-Congo». Il a été démontré que les réserves de la RD-Congo peuvent couvrir trois semaines pendant que le FMI a fixé l’indicateur moyen à trois mois. La bonne nouvelle est que la RD-Congo connait une stabilité économique ce dernier temps, mais qui reste volatile.

Pour Philippe Egoumé, la reprise économique se poursuit en Afrique subsaharienne où la croissance régionale devrait passer de 3% en 2018 à 3,5% en 2019 avant de se stabiliser à un peu moins de 4% à moyen terme. «Ces chiffres couvrant toute la région masquent des différences considérables à la fois en termes de croissance et de perspectives entre les différents pays de la région», a annoncé le représentant-résident du FMI, soulignant qu’environ «la moitié de pays de la région, essentiellement les pays pauvres en ressources naturelles, devrait connaitre une croissance d’au moins 5%. Ce qui aura pour conséquence une augmentation du revenu par habitant plus rapide que la moyenne mondiale à moyen terme».  Le FMI est d’avis que pour tous les autres pays, majoritairement ceux riches en ressources naturelles, l’amélioration du revenu de vie sera plus lente. Cette institution internationale note que, malgré ces différences en termes de perspectives économiques et priorités en termes de politiques économiques, les pays de la région ont tous la nécessité d’accroitre leur résilience et de générer une croissance plus durable, plus élevée et plus inclusive. Elle fait des recommandations aux pays de l’Afrique subsaharienne. «Pour relever ces défis, il est important de reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et d’accroitre à résilience de l’économie aux chocs en augmentant les recettes, tout en adoptant des politiques visant à stimuler la productivité et l’investissement privé», a suggéré le FMI.  Quant au message du FMI au pays de la région, il ressort, entre autres, que l’accélération de la croissance économique, amorcée depuis 2017, s’est affermie en 2018 suite à la création des produits tirés principalement de l’industrie extractive. Aussi les prix du cuivre et du cobalt en mai 2019 ont baissé par rapport à leur valeur d’il y a une année. La baisse du prix du cobalt a été plus important, soit 36%. 

Concernant la situation actuelle de la RD-Congo et les conclusions de la consultation de l’article IV des statuts du FMI, cette institution a noté que le solde courant déficitaire s’est détérioré entre 2017 et 2018 et ce déficit a été principalement financé par les investissements directs étrangers.   «Les réserves officielles détenues par la Banque centrale du Congo -BCC- ne représentent que près 3 semaines d’importation», a dévoilé le FMI, précisant que le mieux aurait été d’avoir au moins trois mois de réserves d’importation.  Pour conclure, le FMI a formulé quatre recommandations au gouvernement RD-congolais. Notamment accroitre l’espace et la crédibilité budgétaire; renforcer l’indépendance de la politique monétaire et les réserves internationales de la BCC; renforcer le système financier; promouvoir la bonne gouvernance, lutter contre la corruption et améliorer le climat des affaires. Cette présentation a eu lieu à Kinshasa, au siège du bureau de représentant-résident du FMI à l’Hôtel des monnaies de la BCC. Le FMI a noté que l’inflation a été maitrisée ce jour en RD-Congo.

Octave MUKENDI    

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