Zizanie autour d’un siège du FNSD

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Dieudonné Fikiri Alimasi, le président du Front des nationalistes pour la solidarité et le développement -FNSD- s’inquiète. Sa parcelle, Avenue Citronnier n°3 dans la commune de la Gombe affectée à la fédération de son parti politique à Lukunga, a été assiégée depuis deux mois par des éléments de la Police nationale venus du Commissariat général sur instruction du Premier ministre, affirme-t-il. Ces policiers sont munis, selon lui, «d’un bulletin de service signé par leur commandant leur demandant de sécuriser la parcelle, propriété de l’Etat».
Selon les renseignements disponibles, le Premier ministre Bruno Tshibala a été saisie par une plainte de l’avocat-conseil de la Société Helmi Construct SARL appartenant à des sujets libanais, déboutée par la Justice à l’issue d’un long procès sur cette parcelle en faveur de la succession Lusukula Mwamini, représentée par son fils Dieudonné Fikiri Alimasi.Tshibala a-t-il été induit en erreur par ses conseillers chargés d’examiner la requête de la Société Helmi Construct? Vraisemblablement, étant donné que le Premier ministre a adressé, le 3 juillet 2018, un courrier au ministre d’Etat en charge de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, et au ministre de l’Urbanisme et Habitat, Joseph Kokonyangi, évoquant le trouble de jouissance et une tentative de spoliation de cette villa, affirmant que cette parcelle «appartient bel et bien, et jusqu’à preuve du contraire, à l’Etat congolais qui l’a judicieusement confiée, dans le cadre du partenariat public et privé du 26 août 2011, à la Société Helmi Construct Sarl en vue de l’érection d’un immeuble-appartements en faveur de l’Etat congolais». Il est également indiqué dans la correspondance du PM qu’à ce jour, les prétentions des spoliateurs sur cette parcelle sont portées devant les instances judiciaires compétentes à divers titres et aucune décision définitive et exécutoire n’est rendue quant à ce. Aussi, le Premier ministre a-t-il appelé le Commissaire général de la Police nationale à sécuriser cette propriété au profit de l’Etat congolais.
Pourtant, dans sa réponse au Chef du gouvernement datée du 20 août, Alexis Thambwe Mwamba a bien éclairé la lanterne du Premier ministre en vue de mettre fin à l’imbroglio autour de la parcelle de la succession Lusukula Mwamini. Le ministre d’Etat en charge de la Justice a tenu à relever que le dossier de cette parcelle a déjà fait l’objet d’examen depuis 2016 au niveau de son cabinet.
Au regard des documents mis à sa disposition, Thambwe Mwmaba, seul maitre de son Portefeuille, a fait savoir à Tshibala qu’il n’y a nul doute que la Villa de l’avenue Citronnier n°3 est, sur le plan de droit, une propriété privée de Mariam Lusukula Mwamini, ainsi que les cours et tribunaux l’ont arrêté dans leurs différentes décisions.
Outre le Certificat d’enregistrement vol AL419 folio 43 du 6 novembre 2007 devenu inattaquable, établi en faveur de Madame Lusukula Mwamini Mariam, seul document faisant pleine foi de la propriété des immeubles en référence à l’article 227 de la Loi foncière, le ministre d’Etat en charge de la Justice a fait allusion au jugement RC 99187 appuyé par l’arrêt RCA 26153 confirmant le Certificat d’enregistrement de Lusukula Mwamini, au jugement RC 105.978 annulant le partenariat conclu entre l’Etat congolais et la société Helmi Construct sur fond d’une propriété appartenant à autrui dont l’opposition est en cours sous RC 114.052 et l’Etat congolais a été condamné à de fortes sommes d’argent pour les préjudices causés à la succession Lusukula ainsi que deux lettres du Secrétaire général à l’Urbanisme et Habitat. La première renseigne que la parcelle convoitée par les Libanais de la société Hermi Construct est une propriété privée de Lusukula Mwamini et la seconde biffe cette parcelle du domaine privé de l’Etat.
Thambwe Mwamba a également évoqué à l’adresse du Premier ministre les soubassements de la cession de cette parcelle par la République donnant lieu à l’établissement du certificat d’enregistrement au nom de Monsieur Mbayangang, jamais contesté en justice avant la vente de la parcelle à Madame Lusukula Mwamini.
A en croire Dieudonné Fikiri, la lettre de son avocat transmise au Premier ministre est restée sans suite depuis deux mois. Toutefois, le président du FNSD dit compter sur la sagesse de Tshibala pour être rétabli dans ses droits et mettre une fois pour toute un terme à ce contexte de cohabitation imposée à son parti par la lettre du 3 août 2018.
En attendant la réaction de Tshibala, le FNSD a adressé au gouverneur André Kimbuta une demande d’autorisation de la manifestation à organiser dans cette parcelle, son siège interfédéral.

YA KAKESA


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