Traqué, Nicolas Lokole fait la victime

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Conformément à la mission lui confiée par le Conseil d’Administration, la Direction générale du FPI s’est lancée dans des recouvrements de tous les fonds prêtés mais qui trainent encore entre les mains de promoteurs indélicats. C’est dans ce cadre que la même action est menée contre le promoteur Nicolas Lokole Katoto Shungu, qui fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de recouvrement forcé suite au non remboursement du prêt obtenu. En clair, en date du 25 janvier 2013, sieur Lokole a bénéficié d’un paré de FC 849.586.000, équivalent à USD 908.648,13 auprès du FPI sous le contrat n° 836, pour une durée de remboursement de 3 ans. Contre toute attente, au lieu de confesser son péché d’insolvabilité vis-à-vis du FPI à qui il doit à ce jour au moins USD 464.000 d’emprunt, le débiteur Lokole a choisi l’angle de diaboliser gratuitement le Directeur général du FPI, auprès du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et à travers certains médias. Il présente Patrice Kitebi comme spoliateur de ses trois parcelles données en hypothèque. Le Professeur d’université a vraisemblablement surpris.

Insolvable vis-à-vis du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- pour non-paiement d’au moins USD 464.000 du prêt contracté depuis 2013 sous l’ancien DG Mbengele, le promoteur Nicolas Lokole Katoto Shungu fait aujourd’hui l’objet d’une procédure de recouvrement forcé, conformément à la mission confiée par le Conseil d’Administration à la Direction générale du FPI de recouvrer tous les fonds prêtés mais qui trainent encore chez des promoteurs indélicats. Fort étonnant, depuis un temps, le débiteur s’illustre par un comportement peu recommandable. D’abord, dans une correspondance au Président de la République Félix Tshisekedi datant du 27 juillet 2019, il sollicite l’implication de celui-ci dans le dossier d’insolvabilité qui l’oppose au Fonds de promotion de l’industrie. Dans cette lettre, le professeur se fait passer pour la victime, en présentant le Directeur général Patrice Kitebi comme spoliateur de ses trois parcelles données en hypothèque. Pure malice! Ensuite, le promoteur Nicolas Lokole use de quelques médias locaux pour contester la régularité de la démarche opérée par le FPI en vue de récupérer sa créance auprès de lui, compromise par la non-réalisation de son projet et surtout son insolvabilité avérée. Visiblement, le promoteur Lokole Katoto refuse d’admettre qu’il n’existe pas d’affaire Kitebi-Lokole, pour la simple raison que ce dernier n’a pas signé de contrat avec Patrice Kitebi, mais avec une institution, le FPI, représentée à l’époque par le prédécesseur de l’actuel DG et à laquelle il doit des comptes. Pire encore, sans gêne, le Professeur Lokole avoue avoir versé 10% de retro-commission à l’ancien comité à titre de pourboire, oubliant le principe juridique qui stipule: corrompu et corrupteur sont tous deux punis par la loi. Aussi, le débiteur du FPI ne se gêne pas non plus d’avouer publiquement qu’il a unilatéralement reconverti le projet initialement financé par le FPI, celui d’érection d’une usine de presse d’huile d’arachide en celui d’érection d’une boulangerie pâtisserie. Chose non autorisée par le contrat de financement avec le FPI. De l’avis de certains analystes qui suivent de près ce dossier, le Professeur Lokole se serait inscrit dans la logique incivique de plusieurs compatriotes qui estiment que l’on peut aisément bouffer l’argent de l’Etat et en rester impunis. Loin de là! D’ailleurs, toutes les procédures d’usage ayant conduit à la vente publique et aux enchères de ses biens et parcelles hypothéqués, ont été respectées. Il s’agit du commandement aux fins de saisie immobilière lancé, en date du 22 mai 2018, conformément à l’Ordonnance n°76-200 du 16/07/1976 relative à la vente par voie parée; de l’Ordonnance n°197 CAB.PRES/TRICOM/MAT/2018 autorisant la vente par voie parée des 3 immeubles laissés en garantie; de l’expertise des immeubles, rédaction des cahiers des charges, invitation à consulter les cahiers des charges, publicité de la vente publique publiée dans le journal «ACP» et, enfin, la vente publique qui s’était déroulée dans l’enceinte de la Division urbaine des affaires foncières de Matete, située sur la 5ème rue résidentielle, dans la commune de Limete. Désemparé et mécontent de l’issue de cette vente publique et aux enchères, le débiteur Nicolas Lokole a saisi les instances judiciaires. A ce jour, certaines décisions sont déjà prononcées en sa défaveur, dont le RCE 1587 qui l’a débouté. Pour ceux qui ne savent pas, depuis avril 2013, le promoteur Nicolas Lokole Katoto Shungu a bénéficié d’un prêt de FC 849.586.000, équivalent à USD 908.648,13 auprès du FPI sous le contrat n° 836, pour une durée de remboursement de 3 ans. A ce jour, il devait au moins USD 464.000 au Fonds de promotion de l’industrie. Tino MABADA

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