RD-Congo: la pneumonie tue au moins 67.100 enfants de moins de 5 ans chaque année

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En marge de la commémoration de la Journée mondiale de lutte contre la pneumonie, le ministère de la Santé publique, à travers son Programme national de lutte contre les infections respiratoires aigues -PNIRA-, a organisé un forum scientifique, mercredi 14 novembre 2018 à Kempenski Fleuve Congo hôtel, dans la commune de la Gombe. Avec comme thème de l’année: «Arrêter la pneumonie n’est pas une question de chance, mais plutôt de l’action», cette activité a connu l’appui des plusieurs organisations, entre autres Save the children. «La pneumonie contribue à 16% de décès dans le monde. Et, pour la RD-Congo, elle contribue à 25% de décès des enfants âgés de moins de 5 ans, soit 67.100 enfants en 2013», a révélé, à cette occasion, le secrétaire général à la santé.

 

Le monde entier célèbre le 12 novembre de chaque année la Journée mondiale de lutte contre la pneumonie. A l’occasion de la célébration de sa 10ème journée, le ministère de la Santé publique, à travers son Programme national de lutte contre les infections respiratoires aigues -PNIRA-, a réuni les experts. But: trouver comment éradiquer ce fléau négligé qui ronge la population RD-congolaise. Pour sa part, Jean-Fidèle Ilunga, directeur du PNIRA, a souligné que la pneumonie tue à tous les âges mais elle tue plus les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées. «Nous, tous, nous avons des poumons et nous respirons. Donc, le risque de la pneumonie est toujours là à tous les âges. Il y a des pays qui ont une mortalité très élevée mais il y a aussi des pays qui ont réussi à réduire sensiblement la mortalité et l’incidence de la pneumonie c’est ainsi que ce n’est pas par chance que ces pays sont arrivés au niveau où ils en sont mais c’est parce qu’ils ont mené des actions efficaces et qui ont donné des bons résultats pour atteindre le niveau où ils sont aujourd’hui», a-t-il interpellé. Et d’ajouter: «notre pays est compté parmi les pays qui ont une incidence élevée de la pneumonie, un fort taux de mortalité principalement pour les enfants âgés de moins de 5 ans. Le thème de cette année nous interpelle pour que nous puissions nous aligner aussi dans le rang des pays qui ont réussi à assainir l’espace de vie de leurs populations. C’est ainsi que ce jour est un jour de réflexion, d’engagement pour passer d’une situation dramatique à une situation agréable qui va concourir à l’atteinte des objectifs de développement durable».

La RD-Congo, un des sept pays africains menacés par la pneumonie

De son coté, le Dr Chimieze Diaw, directeur adjoint du programme Save the children internationale, a estimé que cette journée permet de faire le point sur les activités de lutte contre la pneumonie en RD-Congo parce qu’elle est comptée parmi les sept pays d’Afrique où le taux de mortalité causé par la pneumonie ne fait que augmenter chez les enfants de moins de 5 ans depuis ces derniers années. «Nous savons que le gouvernement a pris en compte les questions relatives à la pneumonie chose pour laquelle nous nous réjouissons. Nous remercions PNIRA qui ne ménage aucun effort pour la tenue de cette journée qui constitue un atout majeur dans l’agenda du ministère de la Santé publique. Et, cette occasion nous est permis de passer en revue les différentes réalisations dans le domaine de la déforestation», a-t-il remercié, tout en affirmant que le thème retenu cette année cadre bien avec le contexte de la RD-Congo.

S’investir totalement contre ce fléau mortel

Par ailleurs, le secrétaire général à la Santé a indiqué que la pneumonie contribue à 16% de décès dans le monde et, pour la RD-Congo, elle contribue à 25% de décès des enfants âgés de moins de 5 ans, soit 67.100 enfants en 2013. «Outre les affaires sociaux-médicaux, il sied de souligner que les conditions environnementales défavorables figurent parmi les facteurs majeurs de risque et l’on estime que la pollution de l’air à l’intérieur des habitations est responsable des 1 millions de décès chaque année dans le monde. Alors que la consommation de biomasse dans nos milieux est devenue de plus en plus répandue avec d’autres conséquences telles que la déforestation, les dépenses élevées pour le ménage utilisant les charbons, ceci prouve à suffisance l’impérieuse nécessité de se mettre ensemble pour une réponse multi sectorielle contre la pneumonie», a-t-il dit. Et de renchérir: «bien que le grand progrès soit réalisé dans le pays néanmoins les efforts importants restent à fournir dans la sensibilisation et la prise en charge des cas, dont le taux reste faible à 42%. Ces efforts doivent être intensifiés dans les zones à haute prévalence afin de contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable. Il nous semble important de rappeler ici que depuis 2009 la coalition mondiale contre la pneumonie de France a mis en place la Journée mondiale de la pneumonie». Il a en outre signalé que cette journée est célébré chaque le 12 novembre en vue de sensibiliser le monde entier à la lutte contre la pneumonie, fléau oublié et l’une des trois maladies tueuses des enfants. Profitant de cette journée célébrée sous le thème: «Arrêter la pneumonie n’est pas une question de chance, mais plutôt de l’action», le ministère RD-congolais de la Santé publique a également invité tous les acteurs présents au forum scientifique à s’impliquer et s’investir totalement dans la lutte contre ce fléau négligé qui déciment la population en général et les enfants âgés de moins de 5 ans et des personnes âgées en particulier.

Mymye MANDA

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