Quand Vodacom Congo tente d’arnaquer l’artiste Elbass

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Remonté face à l’usage abusif de ses images reprises par Vodacom Congo dans une de ses récentes publicités sur la 4G, l’artiste Manuana Elbas est monté au créneau pour dénoncer cette attitude «qui frôle la tricherie». A l’occasion de ses 15 ans d’anniversaire, en 2017, la société Vodacom Congo a sollicité les services de l’artiste Elbas pour tourner une publicité dans le cadre d’un partenariat qui les liait. En ce début d’année 2019, la même entreprise a tourné une nouvelle publicité sur la 4G, reprenant les images de l’artiste sans «son consentement» alors que leur partenariat avait déjà expiré. «Surpris», l’artiste a entrepris des démarches pour rentrer dans ses droits et régler l’affaire dans l’amiable.

En la date du 4 janvier 2019, il a adressé une lettre au Directeur général de Vodacom Congo à travers laquelle il a dénoncé: «mes images tournées à l’occasion de 15 ans de Vodacom Congo ont été reprises dans l’actuel spot de la 4G sans que je ne sois ni consulté, ni même informé. Il s’agit là d’une reproduction illicite qui frise la tricherie et donc une atteinte à un droit de création artistique».

Saisi, le département juridique de Vodacom a empêché la lettre d’atteindre le DG et s’est arrangé pour renvoyer l’artiste auprès de Pygma, agence conseil en communication de la société. «A Pygma, l’on m’a fait comprendre qu’il n’y a pas d’argent et que l’agence peine même pour payer ses agents», a confié l’artiste, contraint de revenir vers Vodacom.

A nouveau, il transmet, via son conseil Me Lessenge Sylvestre, une nouvelle correspondance au DG. «Les images de mon client dans le spot 4G sont reproduites sans son consentement ni conclusion d’un contrat préalable y relatif. Cela viole les prescrits des articles 34, 36 et 83 de la loi n°86/033 du 5 avril 1986 portant protection des droits d’auteurs et droits voisins», a dénoncé cette missive expédiée le 27 février 2019. «Je vous sollicite soit de retirer ses images dans ledit spot et d’en suspendre la diffusion soit d’en payer les dommages et intérêts dans le délai de sept jours», a écrit Me Lessenge.

Voici que 14 jours pratiquement se sont écoulés sans une quelconque réaction de la part de la Vodacom Congo. Est-ce un silence coupable? La question se pose. Dans l’entre-temps, l’artiste estime que du haut de ses 40 ans d’expérience, il ne peut pas être humilié à ce point. L’artiste est convaincu qu’une tentative d’arnaque à son encontre se mijote au sein de Vodacom Congo.

Natine K.

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