PT-NTIC: Kibassa et Okundji se disputent la rétrocession

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Emery Okundji, le ministre sortant des PT-NTIC, se vante d’avoir fait des recettes records jamais réalisées auparavant. À l’issue du premier semestre de l’année 2019,  le ministère qu’il a dirigé depuis mai 2017 a produit 130.675.157.868,97 CDF contre les assignations annuelles de 104.364.403.184,00 CDF, soit une exécution du budget de 121,21%. Comme d’habitude, il espère avoir droit à la rétrocession y relative. Déterminé à faire gagner à l’État davantage d’argent qui lui revient dans le secteur des télécoms, son successeur, Augustin Kibassa Maliba refuse que cette rétrocession lui soit octroyée. Surtout pas à son Cabinet. Ça bouillit entre les deux personnalités, rapportent des sources. Il y a quelques jours, la demande de l’ancien ministre a été retoquée sur ordre du nouveau locataire. Ses collaborateurs sont fâchés. Ils accusent Kibassa de vouloir s’accaparer de leurs droits acquis. «Sous l’impulsion du ministre Okundji, nous avons travaillé dur et multiplié les efforts dans le recouvrement pour faire croitre les recettes publiques sectorielles. Nous avons droit à la rétrocession y afférente et ce, pour la période concernée», explique un membre du Cabinet sortant, précisant que les rétrocessions des mois d’août et septembre leur reviennent de droit. Conseiller en communication de Kibassa Maliba, Jimmy Mukendi n’est pas de cet avis. Il donne les arguments soutenus par son chef: «Nous n’avons rien trouvé dans les caisses. Nous avons pleinement le droit de bénéficier de cette rétrocession en vertu du principe de la continuité de l’État. Le Cabinet en a besoin pour son fonctionnement et pour payer la prime des agents de l’Administration. Nous la priver s’apparente à une tentative de parasiter l’action de son successeur déterminé à intensifier le contrôle des opérateurs des télécoms pour booster les recettes de l’État dans ce secteur». La guéguerre entre Kibassa et Okundji coïncide avec la publication des nouvelles de la traque lancée contre des membres du Cabinet du second par les services judiciaires depuis le 13 septembre. Selon des médias, une information judiciaire sur les allégations de détournement des primes de la rétrocession et des frais de mission est ouverte à l’encontre du Directeur de cabinet, du conseiller financier et de l’assistant de l’ancien ministre, tous activement recherchés par les flics.  Le dossier des frais de mission a été classé sans suite au niveau du Parquet ainsi que l’atteste la documentation disponible. Selon la Loi en vigueur, la DGRAD et le ministère des PT-NTIC reçoivent respectivement 5% des recettes générées dans le secteur des télécoms, où le chiffre d’affaires est évalué à 1,5 milliards de dollars l’an.

Natine K.

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